Frise chronologique
1733
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1733 (≈ 1733)
Bâti pour Jean-Jacques Pourcheresse d'Etrabonne.
1782
Détachement du jardin
Détachement du jardin
1782 (≈ 1782)
Construction de l'hôtel de Camus.
1862
Rachat par les Sœurs de la Charité
Rachat par les Sœurs de la Charité
1862 (≈ 1862)
Transformation en pensionnat.
1926
Protection de la porte
Protection de la porte
1926 (≈ 1926)
Inscrite aux monuments historiques.
1907-1965
Période clinique
Période clinique
1907-1965 (≈ 1936)
Utilisé comme établissement médical.
1937
Protection de la façade
Protection de la façade
1937 (≈ 1937)
Inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte monumentale sur rue (vantaux compris) : inscription par arrêté du 12 avril 1926 ; La façade sur rue : inscription par arrêté du 27 octobre 1937
Personnages clés
| Jean-Pierre Galezot - Architecte présumé |
A probablement conçu l'hôtel. |
| Jean-Jacques Pourcheresse d'Etrabonne - Commanditaire initial |
Conseiller au parlement de Besançon. |
| Marquis d'Amédor de Mollans - Propriétaire ultérieur |
Famille peinte par Wyrsch. |
| Sœurs de la Charité - Propriétaires en 1862 |
Transforment l'hôtel en pensionnat. |
Origine et histoire
L'hôtel de Clermont est un hôtel particulier construit en 1733 à Besançon, probablement par l'architecte Jean-Pierre Galezot pour Jean-Jacques Pourcheresse d'Etrabonne, conseiller au parlement de Besançon. Il occupe une parcelle traversante entre la Grande Rue et la place Dauphine (actuelle place Jean Cornet), où se trouvait initialement son jardin. L'édifice, de plan en forme de « U », est entièrement en pierre de taille et présente un portail richement décoré de têtes d'homme et de feuillages.
En 1782, le jardin est détaché de la propriété pour permettre la construction de l'hôtel de Camus. Au XIXe siècle, l'hôtel appartient à la famille de Clermont, puis est racheté en 1862 par les Sœurs de la Charité, qui le transforment en pensionnat. Entre 1907 et 1965, il devient une clinique, puis une maison de retraite de 1966 à 2010. La fermeture intervient en raison de l'impossibilité de réaliser des travaux de mise aux normes, en raison des protections au titre des monuments historiques.
La porte monumentale et la façade sur rue de l'hôtel sont protégées depuis respectivement 1926 et 1937. L'édifice, surélevé d'un étage côté cour au XXe siècle, conserve des éléments architecturaux notables comme un escalier en maçonnerie avec une rampe en ferronnerie et un sous-sol voûté. Deux dessins des archives municipales, datés de 1705 et 1737, montrent l'évolution du mur de clôture du jardin.
L'hôtel a également abrité une fresque familiale réalisée par Wyrsch dans un de ses salons, commandée par le marquis d'Amédor de Mollans et son épouse, née Kirgener de Planta. Ces propriétaires successifs ont marqué l'histoire de ce monument, aujourd'hui propriété d'une association et fermé à la visite.