Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Hôtel de Clermont à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Clermont à Paris

    6-8 Rue Barbet-de-Jouy
    75007 Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1708-1714
Construction de l’hôtel
1756
Héritage du duc de Luynes
1769
Achat par Grimod d’Orsay
1789
Confiscation comme bien national
1837
Modification des jardins
1948
Acquisition par l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jeanne Pélagie d'Albert de Luynes - Marquise de Saissac Commanditaire initiale de l’hôtel.
Jean-Baptiste Alexandre Le Blond - Architecte Concepteur de l’hôtel (1708-1714).
Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay - Collectionneur et propriétaire Fit redécorer l’hôtel par Renard.
Jean Augustin Renard - Architecte décorateur Auteur des décors intérieurs (vers 1769).
Louis Visconti - Architecte restaurateur Surlève l’hôtel en 1838.
Tanneguy Duchatel - Ministre et propriétaire Propriétaire lors des travaux de Visconti.

Origine et histoire

L’hôtel de Clermont, édifié entre 1708 et 1714 par l’architecte Jean-Baptiste Alexandre Le Blond, fut commandé par la marquise de Saissac, Jeanne Pélagie d'Albert de Luynes. Veuve sans enfant, elle en hérita jusqu’à sa mort en 1756, léguant le bien à son petit-neveu, le duc de Luynes. Ce dernier le revendit en 1769 à Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay, collectionneur qui y rassembla des objets d’art et fit redécorer l’hôtel par Jean Augustin Renard.

En 1789, Grimod d’Orsay émigra et l’hôtel fut confisqué comme bien national. Après plusieurs changements de propriétaires, dont Jacques Juste Barbet de Jouy qui en modifia les jardins en 1837, il fut acquis en 1838 par Rosalie Paulée, épouse du ministre Tanneguy Duchatel. L’architecte Louis Visconti le restaura alors, ajoutant un étage et un péristyle. Transmis ensuite à Eugène Aubry-Vitet, il fut finalement cédé à l’État en 1948.

Depuis, l’hôtel de Clermont a abrité des institutions comme la Haute Cour de justice, le Commissariat à l’énergie atomique, et aujourd’hui le ministère des Relations avec le Parlement. Classé monument historique en 1949 puis en 1980, il se distingue par son escalier en fer forgé, ses plafonds peints et ses boiseries issues du château de Marly. Ses 4 250 m2 et son jardin de 0,5 hectare en font un témoignage rare de l’architecture parisienne du XVIIIe siècle.

Devenir actuel

Il est actuellement le siège du secrétariat d'État aux Relations avec le Parlement.

Liens externes