Frise chronologique
1713–1716
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1713–1716 (≈ 1715)
Par Lepas-Dubuisson pour les Missions étrangères
1789 (Révolution)
Confiscation et vente
Confiscation et vente
1789 (Révolution) (≈ 1789)
Nationalisé puis vendu au XIXe siècle
19 novembre 1991
Inscription des intérieurs
Inscription des intérieurs
19 novembre 1991 (≈ 1991)
Protection partielle au titre MH
25 avril 1997
Classement partiel
Classement partiel
25 avril 1997 (≈ 1997)
Façades, escalier et sol classés
2014
Rachat par François Pinault
Rachat par François Pinault
2014 (≈ 2014)
Acquisition pour 52 millions d’euros
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Intérieurs de l'hôtel, à l'exception des parties classées (cad. 07 : 01 AJ 16) : inscription par arrêté du 19 novembre 1991 - Façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin ; vestibule ; grand escalier avec sa rampe et sa cage ; sol de la parcelle sur laquelle l'édifice est situé (cad. 07 : 01 AJ 16) : classement par arrêté du 25 avril 1997
Personnages clés
| Claude-Nicolas Lepas-Dubuisson - Architecte |
Concepteur de l’hôtel (1713–1716) |
| Louis Dupain - Sculpteur |
Auteur de l’allégorie du portail |
| Juliette Mante-Rostand - Pianiste et salonnière |
Propriétaire au XXe siècle |
| François Pinault - Acquéreur (2014) |
Rachat pour 52 millions |
Origine et histoire
L’hôtel de Clermont-Tonnerre est un hôtel particulier parisien édifié entre 1713 et 1716 par l’architecte Claude-Nicolas Lepas-Dubuisson pour le Séminaire des Missions étrangères. Situé au 118 rue du Bac (7e arrondissement), il illustre le style Régence, avec un portail sculpté, des façades harmonieuses et un jardin attenant. Son intégrité architecturale, incluant un grand escalier et un vestibule, en fait un témoignage rare de cette période.
À la Révolution, l’hôtel est confisqué puis vendu au début du XIXe siècle. Il change plusieurs fois de mains, abritant notamment un salon musical tenu par la pianiste Juliette Mante-Rostand (1872–1956), sœur d’Edmond Rostand. En 1991 et 1997, ses éléments intérieurs et extérieurs sont protégés au titre des monuments historiques. Rachat en 2014 par François Pinault pour 52 millions d’euros.
L’hôtel voisin (no 120), identique, fut construit simultanément (1713–1715) par le même architecte et décoré par les sculpteurs Dupin et Toro. Le grand salon conserve un décor du XVIIIe siècle, peut-être issu de l’hôtel de Romans (boulevard Saint-Denis). Le portail sur rue, orné d’une allégorie sculptée par Louis Dupain, souligne son prestige.
Classé partiellement en 1997 (façades, toitures, escalier) et inscrit en 1991 (intérieurs), l’hôtel appartient aujourd’hui à une société privée. Son histoire reflète les mutations de Paris, des missions religieuses aux salons artistiques, en passant par les spéculations immobilières contemporaines.