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Hôtel de Clévans à Besançon dans le Doubs

Hôtel de Clévans

    4 Rue du Général Lecourbe25000 Besançon
Propriété de l'Etat
Hôtel de Clévans
Hôtel de Clévans
Hôtel de Clévans
Hôtel de Clévans
Crédit photo : Malebre - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1739-1741
Construction de l’hôtel
1818
Location à l’armée
1854
Rachat par l’État
1943-1944
Siège de la Gestapo
18 décembre 2001
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hôtel en totalité, y compris les éléments de décor immeubles par destination, à l'exception de ceux de l'étage du corps de logis, les sols des cours, des terrasses et du jardin, les clôtures et leurs portes (cad. AP 4) : inscription par arrêté du 18 décembre 2001

Personnages clés

Joseph Lebas de Clévans - Commanditaire Conseiller au parlement, propriétaire initial.
Jean Querret - Architecte présumé Ingénieur des Ponts-et-Chaussées en 1736.
Duc d’Aumale - Résident militaire Fils de Louis-Philippe, logea entre 1873-1879.
Général de Lattre de Tassigny - Général en résidence Y prépara l’offensive de 1944.

Origine et histoire

L’hôtel de Clévans, aussi appelé hôtel du quartier général, est un hôtel particulier situé au 4 rue du Général-Lecourbe à Besançon, dans le département du Doubs. Construit entre 1739 et 1741 pour Joseph Lebas de Clévans, conseiller au parlement de Besançon, il s’inspire de l’architecture des hôtels parisiens, notamment l’hôtel de Matignon. Son architecte présumé, Jean Querret, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, aurait conçu un édifice entre cour et jardin, avec des dépendances incluant écuries et glacière.

En 1818, l’hôtel est loué à l’armée pour servir de quartier général, puis racheté par l’État en 1854. Il devient la résidence des généraux commandant le corps d’armée, dont le duc d’Aumale (1873-1879) et le général de Lattre de Tassigny en 1944. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il abrite la Gestapo (1943-1944), et une cellule conservée porte des graffitis de détenus. L’édifice, classé monument historique en 2001, a préservé ses décors intérieurs et son parc à l’anglaise.

L’architecture classique de l’hôtel se distingue par une façade rythmée de pilastres et un fronton triangulaire. La distribution intérieure, inspirée de l’hôtel de Matignon, inclut une cour d’honneur, des communs, et un jardin transformé au XIXe siècle. Malgré des aménagements mineurs (cloisonnement de la galerie, ajout d’un couloir), la structure d’origine reste intacte. Les cheminées, datées de 1741, et les vestiges de la glacière témoignent de son histoire.

L’hôtel illustre l’évolution des usages d’un bâtiment civil vers une fonction militaire, tout en conservant des éléments patrimoniaux remarquables. Son inscription aux monuments historiques couvre l’intégralité de l’édifice, à l’exception de certains décors de l’étage, ainsi que les cours, terrasses, et le jardin clos de murs.

Liens externes

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