Frise chronologique
1645
Attribution à Louis Le Vau
Attribution à Louis Le Vau
1645 (≈ 1645)
Preuves archivistiques de son rôle.
1644-1647
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1644-1647 (≈ 1646)
Édifié pour Thomas de Comans d’Astryl.
1926
Première protection MH
Première protection MH
1926 (≈ 1926)
Porte et façades sur cour.
1958
Décès de Francis Carco
Décès de Francis Carco
1958 (≈ 1958)
Écrivain dans l’hôtel.
1999
Extension protection MH
Extension protection MH
1999 (≈ 1999)
Vestibule et façade sur rue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte monumentale sur rue et les façades sur cour : inscription par arrêté du 4 février 1926 - Grand vestibule et façade sur rue (cad. AU 41) : inscription par arrêté du 16 décembre 1999
Personnages clés
| Thomas de Comans d’Astryl - Commanditaire de l’hôtel |
Conseiller et maître d’hôtel du Roi. |
| Louis Le Vau - Architecte présumé |
Attesté par archives dès 1645. |
| Louis François Armand de Vignerot du Plessis - Duc de Richelieu |
Résident au XVIIe siècle. |
| Francis Carco - Écrivain |
Décédé dans l’hôtel en 1958. |
| Van Obstal - Sculpteur attribué |
Auteur de quatre bas-reliefs. |
Origine et histoire
L'hôtel de Comans d'Astry, aussi appelé hôtel de Richelieu, est un hôtel particulier parisien construit entre 1644 et 1647 sur le quai Dauphin (actuel quai de Béthune) dans l'île Notre-Dame, aujourd’hui île Saint-Louis. Commandé par Thomas de Comans d’Astryl, conseiller et maître d’hôtel du Roi, sa conception fut longtemps attribuée sans preuve à Louis Le Vau, Pierre Le Muet ou Jean Androuet du Cerceau. Des archives récentes confirment cependant l’implication de Le Vau dès 1645. L’édifice illustre le style classique français, avec un corps de logis traversé par un vestibule à colonnes doriques et un escalier d’honneur remanié.
Au XVIIe siècle, l’hôtel devint la résidence de Louis François Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et petit-neveu du célèbre cardinal. Son histoire s’étend jusqu’au XXe siècle, marquée par le décès de l’écrivain Francis Carco en 1958 dans ses murs. L’hôtel conserve des éléments remarquables comme quatre bas-reliefs attribués au sculpteur Van Obstal, bien que sa rampe d’escalier originale ait disparu. Son architecture reflète les modifications intérieures du XVIIIe siècle, tout en préservant des traces de sa splendeur d’origine.
Classé partiellement aux monuments historiques, l’hôtel voit sa porte d’entrée et ses façades sur cour protégées dès 1926, suivies par son grand vestibule et sa façade sur rue en 1999. Ces inscriptions soulignent sa valeur patrimoniale, tant pour son histoire que pour son architecture. Situé au 18 quai de Béthune, il incarne le prestige des hôtels particuliers parisiens, témoins des fastes de l’Ancien Régime et des évolutions urbaines de l’île Saint-Louis.