Frise chronologique
vers 1830
Construction initiale
Construction initiale
vers 1830 (≈ 1830)
Bâti par Louis-Guy Richelot comme résidence.
1842
Vente par Richelot
Vente par Richelot
1842 (≈ 1842)
Fin de sa propriété par l’architecte.
1885
Transformations majeures
Transformations majeures
1885 (≈ 1885)
Décors intérieurs et modifications architecturales.
19 décembre 1973
Inscription partielle
Inscription partielle
19 décembre 1973 (≈ 1973)
Façades, toitures et décors protégés.
1983
Acquisition par la Région
Acquisition par la Région
1983 (≈ 1983)
Début des restaurations pour usage institutionnel.
1986
Ajout de la salle des assemblées
Ajout de la salle des assemblées
1986 (≈ 1986)
Œuvre de Bertrand Tessier et Marta Pan.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier intérieur avec sa cage ; quatre pièces avec décor de gypserie (vestibule d'entrée au rez-de-chaussée, pièce centrale et pièce de droite au premier étage, pièce centrale au deuxième étage) (cad. BH 126) : inscription par arrêté du 19 décembre 1973
Personnages clés
| Louis-Guy Richelot - Architecte et premier propriétaire |
Conçoit et habite l’hôtel jusqu’en 1842. |
| Frédéric Jobbé-Duval - Architecte des transformations |
Dirige les travaux de 1885. |
| Gaston Jobbé-Duval - Peintre décorateur |
Auteur de l’allégorie du plafond. |
| Isidore Odorico - Artisan mosaïste |
Réalise les pavements en marbre. |
| Bertrand Tessier - Architecte contemporain |
Conçoit la salle des assemblées. |
| Marta Pan - Artiste plasticienne |
Crée fontaine et sculpture. |
Origine et histoire
L’hôtel de Courcy, situé 9 rue Martenot à Rennes, est construit vers 1830 par l’architecte Louis-Guy Richelot, qui y installe son cabinet et sa résidence. Inspiré des villas italiennes, ce bâtiment néo-classique en moellons de schiste enduits domine la rue de Paris, axe majeur de la ville après la canalisation de la Vilaine. Richelot cède la propriété en 1842, mettant fin à sa période de résidence et de travail sur place.
En 1885, la famille de La Goublaye de Nantois acquiert l’hôtel et entreprend d’importantes transformations. Les communs sont convertis en ailes, tandis que les ateliers Jobbé-Duval et Odorico enrichissent les intérieurs de décors colorés, dorures, mosaïques et fresques, dont une allégorie peinte par Gaston Jobbé-Duval dans la cage d’escalier. Ces modifications reflètent les goûts éclectiques de l’époque, mêlant néoclassicisme et influences contemporaines.
L’État devient propriétaire en 1950, avant que le Conseil régional de Bretagne n’en fasse l’acquisition en 1983 dans le cadre des lois de décentralisation. Une restauration complète est menée entre 1984 et 1986, supervisée par la Société armoricaine de restauration et l’atelier Jobbé-Duval, déjà impliqué un siècle plus tôt. La salle des assemblées, enterrée et éclairée par des verrières, est ajoutée en 1986 par l’architecte Bertrand Tessier, intégrant une fontaine-mur et une sculpture de Marta Pan.
L’hôtel, partiellement inscrit aux Monuments historiques depuis 1973, conserve des éléments remarquables comme ses façades, son escalier intérieur et quatre pièces aux décors de gypserie. Son architecture combine un péristyle dorique, une loggia ionique et un belvédère, tandis que son arrière, surélevé pour compenser le dénivelé, révèle une adaptation ingénieuse au terrain. Les décors intérieurs, bien que transformés, témoignent encore du faste du XIXe siècle.
Aujourd’hui, l’hôtel de Courcy abrite les institutions régionales, mêlant héritage patrimonial et fonction administrative. Son histoire reflète les évolutions architecturales, politiques et sociales de Rennes, de sa construction sous la monarchie de Juillet à son rôle actuel au service de la démocratie locale.