Frise chronologique
vers 1770-1775
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
vers 1770-1775 (≈ 1773)
Commandé par Franççois de Cours de Thomazeau
23 août 1996
Classement partiel
Classement partiel
23 août 1996 (≈ 1996)
Deux salons et escalier protégés
décembre 2014
Découverte de pièces d’or
Découverte de pièces d’or
décembre 2014 (≈ 2014)
Bourse en soie murée avec 45 pièces
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; terrasse et son garde-corps en ferronnerie ; clôture sur rue avec son portail en fer forgé ; les deux salons et l'escalier principal (cad. AD 79) : inscription par arrêté du 23 août 1996
Personnages clés
| Franççois de Cours de Thomazeau - Commanditaire |
Fait construire l’hôtel vers 1770 |
| Victor Louis - Architecte attribué |
Auteur présumé des plans |
Origine et histoire
L’hôtel de Cours de Thomazeau est un hôtel particulier édifié à Castillonnès (Lot-et-Garonne) dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, vers 1770-1775. Il fut commandé par Franççois de Cours de Thomazeau, issu d’une famille aristocratique enrichie par le commerce avec les Antilles, notamment la culture et le négoce de la canne à sucre en Martinique. L’édifice, conçu sur les ruines d’un château médiéval dont subsistent des salles souterraines, reflète les goûts cosmopolites d’une petite noblesse provinciale sous les Lumières, sans trace de féodalité.
Les plans de l’hôtel sont attribués à l’architecte Victor Louis. Le bâtiment se compose d’un corps de logis et de deux ailes de communs en retour d’équerre, encadrant une cour fermée par une grille en fer forgé. En décembre 2014, une découverte fortuite eut lieu lors de travaux : une bourse en soie cachée dans un mur, contenant quarante-cinq pièces d’or, dont certaines espagnoles datant de Philippe II et Henri IV. Cette trouvaille illustre les richesses circulant dans ces demeures.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis le 23 août 1996, l’hôtel protège deux salons intérieurs et son escalier principal, tandis que sa façade en pierre, érodée par le temps, attend une restauration. Les salles souterraines, incluant un bassin alimenté par une source permanente, ont été aménagées. L’édifice symbolise ainsi l’alliance entre héritage médiéval et ambition architecturale des Lumières, porté par une élite économique liée aux colonies.
La famille de Cours de Thomazeau incarne cette noblesse de robe ou de commerce, typique du XVIIIe siècle, dont la fortune permit l’acquisition de terres et la construction de résidences prestigieuses. L’hôtel, par son histoire et ses éléments protégés, offre un témoignage tangible des échanges transatlantiques et de leur impact sur le patrimoine local.