Crédit photo : Matthieu Riegler English : This photo has been ta - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
38100 Grenoble, 4, 6 Rue Brocherie
Frise chronologique
Époque contemporaine
2000
1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1988 (≈ 1988)
Inscription par arrêté du 1er décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel dit de Croy-Chasnel et de Pierre Buchet (cad. BD 24 à 26, 29) : inscription par arrêté du 1er décembre 1988
Personnages clés
Famille Croy-Chasnel - Propriétaire présumé (Renaissance)
Associée à la partie XVIe siècle.
Pierre Bucher (ou Buchet) - Propriétaire ou commanditaire
Lié à la période classique (XVIIIᵉ).
Origine et histoire de l'Hôtel de Croy-Chasnel et de Pierre Bucher
L’hôtel de Croy-Chasnel et de Pierre Bucher, situé à Grenoble, se compose de deux corps de bâtiments distincts. La partie la plus ancienne, datant du XVIe siècle, donne sur la cour et illustre la première Renaissance grenobloise. Ce bâtiment, aux lignes sobres et élégantes, reflète l’influence des modèles italiens qui se diffusent alors en Dauphiné, marquant une rupture avec le gothique tardif encore dominant.
Le second corps de bâtiment, édifié ou profondément remanié au XVIIIe siècle, s’ouvre sur la rue et incarne l’architecture privée grenobloise de cette époque. Ses aménagements intérieurs, partiellement retouchés au XIXe siècle, en font l’un des exemples les plus aboutis du style résidentiel aristocratique local. L’ensemble, classé Monument Historique en 1988, offre ainsi un panorama de quatre siècles d’histoire urbaine, depuis la Renaissance jusqu’à l’époque moderne.
L’hôtel doit son nom à deux familles notables : les Croy-Chasnel, probablement liés à la partie Renaissance, et Pierre Bucher (ou Buchet selon les sources), associé à la période classique. Ces familles, membres de l’élite grenobloise, incarnent le rôle social et politique de ces demeures, lieux de pouvoir et de représentation. La localisation de l’hôtel, entre la rue Brocherie et la place Notre-Dame, souligne son ancrage dans le cœur historique de la ville, proche des institutions religieuses et judiciaires.
La protection de l’édifice en 1988 (inscription par arrêté) a permis de préserver ses éléments architecturaux majeurs, dont les façades, les toitures et les distributions intérieures. Bien que les sources ne précisent pas son usage actuel, sa conservation témoigne de l’importance patrimoniale accordée à ce type de bâtiments, reflets des mutations artistiques et sociales de Grenoble entre le XVIe et le XVIIIe siècle.