Plafond peint 2e quart du XVIIe siècle (≈ 1737)
Décor à la française conservé
XVIe–XIXe siècles
Périodes de construction
Périodes de construction XVIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Façade Renaissance et remaniements ultérieurs
29 janvier 2016
Protection MH
Protection MH 29 janvier 2016 (≈ 2016)
Inscription façade et plafond
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
la façade sur rue et la toiture correspondante ; la pièce couverte du plafond peint au premier étage (cad. AE 71) : inscription par arrêté du 29 janvier 2016
Personnages clés
Sculpteur anonyme - Artisan des frises
A reproduit l’entablement antique
Origine et histoire
L’hôtel de Donine, situé à Arles, est un exemple remarquable d’architecture civile de la Renaissance arlésienne. Son corps de logis unique, aligné sur rue, conserve une façade postérieure qui donnait autrefois sur une cour intérieure, aujourd’hui disparue. Le rez-de-chaussée a été reconstruit au XIXe siècle, mais les étages supérieurs présentent un décor Renaissance exceptionnel : ordres superposés, pilastres cannelés et entablements sculptés. Ces éléments témoignent d’une influence directe du théâtre antique voisin, reproduit avec une précision révélant le talent d’un sculpteur anonyme.
Le premier étage abrite un plafond peint à la française, daté probablement du deuxième quart du XVIIe siècle, comparable à celui de l’hôtel Boussicaud. Ses motifs, dominés par des tons rouge-brun, incluent des candélabres feuillagés, des bouquets de fleurs et des paysages en grisaille encadrés de cartouches ornés. Ce décor, ainsi que la façade, sont protégés depuis 2016 par une inscription aux Monuments Historiques, couvrant spécifiquement la façade sur rue, sa toiture et la pièce au plafond peint.
L’édifice reflète les évolutions architecturales d’Arles, des influences antiques aux remaniements du XIXe siècle. Son état actuel mêle ainsi des traces de plusieurs époques, tout en conservant des éléments emblématiques de la Renaissance provençale. La précision des frises, imitant l’entablement du théâtre antique, souligne le dialogue entre patrimoine romain et création Renaissance, caractéristique de la région.