Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction de l’hôtel particulier.
1670
Transformation pour Pierre de Fontfroide
Transformation pour Pierre de Fontfroide 1670 (≈ 1670)
Ajout de l’escalier attribué à Cubizol.
1695
Achat par Jacques Mourier
Achat par Jacques Mourier 1695 (≈ 1695)
Reconstruction de la façade pour alignement.
6 décembre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique 6 décembre 1949 (≈ 1949)
Protection de l’escalier et des paliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Escalier, paliers et balcons compris, de la courette : inscription par arrêté du 6 décembre 1949
Personnages clés
Pierre de Fontfroide - Contrôleur des finances
Commanditaire des transformations de 1670.
Jacques Cubizol - Maître d’œuvre
Auteur présumé de l’escalier Louis XIII.
Jacques Mourier - Marchand de soie
Propriétaire en 1695, refait la façade.
Origine et histoire de l'Hôtel de Fontfroide
L'Hôtel de Fontfroide est un édifice civil emblématique de Nîmes, situé dans le département du Gard, en région Occitanie (anciennement Languedoc-Roussillon). Construit au XVIe siècle, il se distingue par son architecture mêlant influences Renaissance et classiques. Inscrit aux monuments historiques depuis 1949, il doit sa notoriété à son escalier monumental, élément central de sa cour d’honneur, ainsi qu’à son histoire liée aux élites locales des XVIIe et XVIIIe siècles.
Localisé au 14 rue de l'Aspic, dans l’ancien quartier commerçant des Garrigues, l’hôtel reflète l’urbanisation de Nîmes à l’époque moderne. Son emplacement, aujourd’hui en plein centre-ville, témoigne de son rôle passé dans la vie économique et sociale de la cité, entre habitat aristocratique et activité marchande.
En 1670, l’hôtel est transformé pour Pierre de Fontfroide, contrôleur des finances, qui y ajoute un escalier attribué à Jacques Cubizol, maître d’œuvre ayant aussi travaillé à l’hôtel de ville. Cet escalier, de style Louis XIII, se caractérise par un noyau éclaté en quatre colonnes et des balustres en pierre, une rareté architecturale pour la région. Sa structure innovante, avec des paliers soutenus par des arcs et des consoles, dessert deux étages et s’ouvre sur une courette.
En 1695, l’hôtel, alors en mauvais état, est acquis par Jacques Mourier, marchand de soie. Ce dernier doit reculer et reconstruire la façade pour respecter les nouvelles règles d’alignement urbain. Ces modifications illustrent les tensions entre patrimoine ancien et modernisation de la ville, tout en révélant l’adaptation des bâtiments aux besoins commerciaux de l’époque.
L’escalier, classé en 1949, reste le seul élément protégé du monument. Sa conservation souligne l’importance accordée aux décors intérieurs des hôtels particuliers, souvent plus ouvragés que leurs façades. Aujourd’hui, l’Hôtel de Fontfroide incarne à la fois l’héritage architectural de Nîmes et les mutations de son tissu urbain entre Renaissance et époque classique.