Frise chronologique
1665
Acquisition par Julien Mynier
Acquisition par Julien Mynier
1665 (≈ 1665)
Achat et projet de reconstruction partielle.
1667-1677
Travaux de reconstruction
Travaux de reconstruction
1667-1677 (≈ 1672)
Démolition des parties arrière, agrandissement vers le nord.
1675-1689
Exil du Parlement de Bretagne
Exil du Parlement de Bretagne
1675-1689 (≈ 1682)
Contexte politique de la construction.
1er quart XVIIe siècle
Construction initiale présumée
Construction initiale présumée
1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Période attribuée par Monumentum pour l’édifice.
25 janvier 1929
Première protection MH
Première protection MH
25 janvier 1929 (≈ 1929)
Inscription de l’échauguette et de la toiture.
2001
Arrêté de péril
Arrêté de péril
2001 (≈ 2001)
Dégradation de la façade et risques structurels.
27 juillet 2016
Extension de la protection MH
Extension de la protection MH
27 juillet 2016 (≈ 2016)
Façades, toitures et cage d’escalier inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ainsi que la cage d'escalier de l'ancien hôtel (cad. BS 76) : inscription par arrêté du 27 juillet 2016
Personnages clés
| Julien Mynier - Marchand et propriétaire |
Acheteur en 1665, commanditaire des travaux. |
| François Le Meilleur - Ancien propriétaire |
Vend la maison à Mynier en 1665. |
| Jean Alquier, sieur de Mézerac - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Possible responsable des modifications façade sud. |
| Alfred Charron - Architecte (1927) |
Projet de modernisation partielle de la façade. |
| Laurent Le Ray et François Cosnier - Experts (1666) |
Évaluation des travaux de reconstruction. |
Origine et histoire
L’hôtel Mynier, aussi appelé hôtel de Francheville, est un hôtel particulier situé à Vannes, à l’angle de la place des Lices et de la place du Poids-Public. Construit en tuffeau et granit, il date initialement du 1er quart du XVIIe siècle, bien que des sources ultérieures évoquent une construction dans la deuxième moitié du XVIIe siècle (vers 1667-1677). Son nom provient de Julien Mynier, marchand vannetais du XVIIe siècle, qui l’acquit en 1665 pour le rebâtir partiellement sur l’emplacement d’une maison médiévale en pan de bois. L’édifice conserve des traces de cette période ancienne, comme une cheminée du XVe siècle et un mur gouttereau avec une baie ogivale.
L’hôtel est étroitement lié à l’histoire politique bretonne : il fut édifié lors de l’exil du Parlement de Bretagne à Vannes (1675-1689), reflétant l’importance administrative de la ville à cette époque. Son architecture combine des façades à travées quadrillées par des bandeaux de granit et de calcaire, des lucarnes ornées de frontons, et une échauguette pentagonale reposant sur des trompes décorées de coquilles Saint-Jacques. Cette échauguette, symbole de prestige, offre une vue sur les deux places adjacentes. Les archives révèlent que Julien Mynier entreprit des travaux majeurs dès 1667, incluant la démolition des parties arrière pour agrandir la maison vers le nord.
Classé Monument Historique depuis 1929 pour son échauguette et sa toiture, puis étendu en 2016 à ses façades et sa cage d’escalier, l’hôtel a subi des fragilités structurelles dès les années 1920. Des travaux de consolidation furent menés dans les années 1950 (dalle de béton sous l’échauguette) et en 2013 (fondations et ravalement), après un arrêté de péril en 2001. Les restaurations récentes ont mis au jour des éléments médiévaux, comme des traces d’encorbellement primitif sur la façade sud. L’édifice changea plusieurs fois de propriétaires, passant des familles Le Meilleur (XVIIe siècle) à Alquier de Mézerac (XVIIIe siècle), puis à des commerçants aux XIXe-XXe siècles.
Les archives mentionnent aussi un projet avorté de modernisation de la façade est en 1927 par l’architecte Alfred Charron, partiellement réalisé. La dernière intervention majeure date de 1978, avec une consolidation de l’échauguette par du béton. Aujourd’hui, l’hôtel témoigne des évolutions architecturales et sociales de Vannes, entre héritage médiéval, prestige classique, et adaptations contemporaines.