Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification de l'hôtel par la famille Gassion.
1789
Séquestre révolutionnaire
Séquestre révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
L'édifice est mis sous séquestre et utilisé comme prison.
1824
Transformation en prison
Transformation en prison 1824 (≈ 1824)
Le département achète l'édifice pour en faire une prison modèle.
1867-1872
Transformation en palace
Transformation en palace 1867-1872 (≈ 1870)
Jean Lafourcade-Camarau transforme l'édifice en palace de luxe.
1928
Fin de l'activité hôtelière
Fin de l'activité hôtelière 1928 (≈ 1928)
L'hôtel cesse son activité hôtelière et est transformé en copropriété privée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; décors intérieurs des salons du cercle anglais (cad. BY 373) : inscription par arrêté du 1er février 1988
Personnages clés
Jean Lafourcade-Camarau
Propriétaire ayant transformé l'édifice en palace de luxe.
Jean Marcelin Sylvestre Dumoulou
Architecte responsable de la transformation en palace.
Famille Gassion
Famille ayant fait édifier l'hôtel au XVIIe siècle.
Origine et histoire de l'Hôtel de Gassion
Au XVIIe siècle la famille Gassion fit édifier un hôtel près du château royal. À la Révolution l'édifice fut mis sous séquestre et ses sous-sols servirent à enfermer des suspects. En 1824 le département l'acheta pour y installer une prison modèle. Entre 1867 et 1872, Jean Lafourcade-Camarau acquit le bâtiment et le transforma en palace de grand luxe sous la direction de l'architecte Jean Marcelin Sylvestre Dumoulou. L'établissement accueillit une clientèle internationale fortunée et l'activité hôtelière se poursuivit jusqu'en 1928. L'intérieur réunissait salles de bal et de concert, salons de jeu et de lecture, vingt salons de famille et quelque deux cent quarante chambres de maîtres desservies par un ascenseur hydraulique, l'ensemble étant pourvu d'électricité et de téléphone. L'hôtel était alimenté en électricité grâce à une turbine hydro‑électrique installée sur un bras du gave. Seuls subsistent aujourd'hui les grands salons du cercle anglais : leurs arcades prennent naissance au‑dessus d'un lambris d'appui et sont encadrées de fins pilastres se prolongeant en un entablement orné d'une agraphe sculptée d'une tête féminine, complété par un cartouche à guirlande. Les portes conservent un entablement à talon renversé surmonté d'un gros médaillon peint représentant un paysage, et les plafonds présentent un décor mouluré dont les larges panneaux vides étaient à l'origine peints comme les panneaux muraux. L'extérieur forme un quadrilatère : des bâtiments à quatre étages enserrent une cour intérieure desservie par deux accès, l'un pour le service et l'autre d'honneur aboutissant à un grand hall. La façade principale s'ouvre sur la chaîne des Pyrénées ; un avant-corps central en légère saillie s'appuie sur un corps en longueur et est cantonné de tours octogonales en demi hors‑oeuvre. Le grand balcon central du premier étage, à balustres, repose sur un groupe de colonnes géminées. L'hôtel a reçu des hôtes prestigieux de la haute société internationale. Après des difficultés financières et l'abandon de l'activité hôtelière, la bâtisse a été transformée en copropriété privée et aménagée en appartements. Elle est aujourd'hui occupée par 55 appartements, 13 chambres de bonnes, 5 garages et 45 caves. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques pour ses façades et toitures ainsi que pour les décors des salons du cercle anglais.