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Hôtel de Gondrecourt à Saint-Mihiel dans la Meuse

Hôtel de Gondrecourt

    16 Rue Larzillière Beudant55300 Saint-Mihiel
Propriété privée
Hôtel de Gondrecourt
Hôtel de Gondrecourt
Hôtel de Gondrecourt
Hôtel de Gondrecourt
Crédit photo : Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1600
1700
1800
1900
2000
an VIII–1977
Période Larzillière
fin XVIe siècle (vers 1580)
Construction initiale
début XVIIIe siècle (vers 1705–1720)
Transformations majeures
1708
Litige sur les appuis
9 septembre 1992
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison d'habitation avec cour, mur de clôture et grille sur rue ; dépendances et leur cour ; jardin sur l'arrière (cad. AM 373, 374) : inscription par arrêté du 9 septembre 1992

Personnages clés

Didier Galliot - Greffier des *Grands Jours* Premier propriétaire attesté en 1583.
Gaspard-Mathieu de Gondrecourt - Prévôt de Saint-Mihiel (1679–1757) Responsable des transformations du XVIIIe siècle.
Famille Larzillière - Propriétaires (an VIII–1977) Ajout du mur et portail au XIXe.

Origine et histoire

L’Hôtel de Gondrecourt, situé à Saint-Mihiel dans la Meuse, trouve ses origines à la fin du XVIe siècle, bien que sa structure actuelle reflète surtout des transformations du XVIIIe siècle. Construit initialement pour Didier Galliot, greffier des Grands Jours (tribunal annuel) et cité comme propriétaire en 1583, l’hôtel succède à une lignée de familles nobles locales, dont les Gondrecourt (mentionnés dès 1424), les Gynecourt, ou encore les Wassebourg. Son architecture d’origine, en forme de U avec dépendances entourant une cour, témoigne d’un parti classique pour un logis seigneurial de l’époque moderne.

Au début du XVIIIe siècle, Gaspard-Mathieu de Gondrecourt (1679–1757), prévôt de Saint-Mihiel et seigneur de Maizey, entreprend d’importants travaux : exhaussement des combles, suppression des allèges des fenêtres côté cour (objet d’un litige en 1708 avec le ferronnier Robin), repercement des façades postérieures, et reconstruction de l’escalier dans l’aile droite. Ces modifications, datables du premier quart du XVIIIe siècle, transforment l’hôtel en un édifice plus conforme aux canons architecturaux de l’époque, mêlant héritage Renaissance et adaptations baroques.

Le XIXe siècle voit des interventions plus discrètes sous l’ère des Larzillière (propriétaires de l’an VIII à 1977), comme la construction du mur de clôture et du portail, ou des reprofilages partiels des élévations sur cour. L’hôtel, inscrit aux Monuments Historiques en 1992 pour ses éléments structurants (logis, dépendances, jardin), illustre ainsi l’évolution d’une demeure aristocratique lorraine, entre fonctions judiciaires médiévales et résidentielles modernes.

Liens externes

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