Frise chronologique
1675-1680
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1675-1680 (≈ 1678)
Réalisé par Louis Jaubert et artisans locaux.
4e quart XVIIe siècle
Période architecturale
Période architecturale
4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Apogée du style baroque-aixois.
21 février 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
21 février 1973 (≈ 1973)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Grimaldi-Régusse (ancien) (cad. L 1688) : classement par arrêté du 21 février 1973
Personnages clés
| Antoine de Laurans de Peyrolle - Commanditaire initial |
Prévôt général de la Maréchaussée. |
| Charles de Grimaldi-Régusse - Propriétaire et président |
Destinataire de l'hôtel, parlementaire provençal. |
| Louis Jaubert - Architecte |
Concepteur de la façade baroque. |
| Barthélémy, Jean et Jean-Pierre Ausselet - Maîtres-maçons |
Réalisateurs du gros œuvre. |
Origine et histoire
L'hôtel de Grimaldi-Régusse est un hôtel particulier emblématique du style baroque-aixois, situé au 26 rue de l'Opéra à Aix-en-Provence. Construit entre 1675 et 1680 dans le quartier Villeneuve, alors en plein essor, il fut commandé par Antoine de Laurans de Peyrolle, prévôt général de la Maréchaussée, pour le président du parlement de Provence, Charles de Grimaldi-Régusse. L’édifice se distingue par son plan compact entre rue et jardin, rompt avec le modèle parisien en U, et incarne l’aboutissement de l’architecture civile aixoise de la seconde moitié du XVIIe siècle.
La conception de l’hôtel fut confiée à l’architecte Louis Jaubert, déjà auteur de l’hôtel de Boyer-d’Éguilles. Jaubert y déploie une façade sobre mais élégante, encadrée de pilastres cannelés et rythmée par six travées de fenêtres, marquant une évolution vers un classicisme équilibré. Le gros œuvre fut réalisé par les maîtres-maçons Barthélémy, Jean et Jean-Pierre Ausselet, tandis que la charpente fut confiée à Claude et Joseph Boyer, artisans ayant également travaillé sur l’hôtel de Boyer-d’Éguilles.
Classé monument historique en 1973, l’hôtel illustre le prestige des élites judiciaires provençales sous Louis XIV. Son architecture, à la fois innovante et mesurée, reflète l’autorité de son commanditaire tout en s’inscrivant dans le renouveau urbain d’Aix-en-Provence. Les sources mentionnent également les architectes Thomas Veyrier et Sébastien Barras comme maîtres d’œuvre associés, bien que leur rôle exact ne soit pas détaillé.
Le bâtiment, aujourd’hui protégé, témoigne de la collaboration entre aristocratie et artisans locaux pour créer un chef-d’œuvre du patrimoine aixois. Son emplacement dans le quartier Villeneuve, alors moderne, souligne son caractère pionnier dans l’urbanisation de la ville. Les éléments protégés incluent l’ensemble de la structure ancienne, cadastrée sous la référence L 1688.