Hôtel de Grosbois à Besançon dans le Doubs

Hôtel de Grosbois

  • 25000 Besançon
Hôtel de Grosbois
Hôtel de Grosbois
Hôtel de Grosbois
Crédit photo : Wikipedro - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1698
Achat par les Jésuites
1735
Reconstruction de l'hôtel
1765
Aménagements intérieurs
27 décembre 1996
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps de logis et du bâtiment des communs ; allée cochère du bâtiment des communs ; dans le corps de logis : escalier avec sa rampe en fer forgé, salle avec lambris et cheminée au rez-de-chaussée, salon avec son décor et cheminée en marbre de la pièce voisine à l'étage (cad. AW 108) : classement par arrêté du 27 décembre 1996

Personnages clés

Jacques-François Tripard Architecte responsable de la reconstruction de l'hôtel en 1735.
Jean-Claude Nicolas Premier président au parlement de Franche-Comté de 1761 à 1786, résidant dans l'hôtel.
Claude-Irénée Nicolas Premier président de 1786 à 1790, résidant dans l'hôtel.

Origine et histoire

L'hôtel de Grosbois, ou hôtel Perreney de Grosbois, est un hôtel particulier situé 9 rue Girod de Chantrans dans le secteur de La Boucle à Besançon (Doubs). Il constitue aujourd'hui une annexe du collège Victor-Hugo-Centre. Le site correspond à une ancienne demeure achetée en 1698 par le collège des Jésuites, avec verger et jardin ; cette maison, dite aussi « de la Charité », avait au XVIIe siècle appartenu aux directeurs de l'hôpital Saint-Jacques. Reconstruit en 1735 par l'architecte Jacques-François Tripard après un état menaçant ruine, l'hôtel date de la première moitié du XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les jésuites le louèrent à des particuliers ; dans la seconde moitié du siècle, la famille Perreney de Grosbois y résida et donna son nom à l'hôtel sans en être propriétaire. Il fut d'abord occupé par Jean-Claude Nicolas, premier président au parlement de Franche-Comté de 1761 à 1786, puis par son fils Claude-Irénée, premier président de 1786 à 1790 ; ils y effectuèrent des aménagements intérieurs vers 1765. La cour des écuries, qui regroupait remises et écuries devant le bâtiment des communs, a disparu ; l'emprise du jardin reste néanmoins lisible mais a été progressivement occupée par des bâtiments liés au lycée Pasteur. Les pièces du rez-de-chaussée de l'hôtel servent actuellement de salles de classe. Les façades et les toitures du corps de logis et du bâtiment des communs, l'allée cochère du bâtiment des communs, ainsi que, dans le corps de logis, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, la salle avec lambris et cheminée au rez-de-chaussée et le salon à l'étage avec son décor et sa cheminée en marbre, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 décembre 1996.

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