Frise chronologique
1652-1653
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1652-1653 (≈ 1653)
Œuvre de François Mansart pour Jean-François de Guénégaud.
1667
Décès de Jean-François de Guénégaud
Décès de Jean-François de Guénégaud
1667 (≈ 1667)
L’hôtel passe à son fils Claude.
1703
Vente à Jean Romanet
Vente à Jean Romanet
1703 (≈ 1703)
Fermier général redécore l’intérieur.
1962
Classement monument historique
Classement monument historique
1962 (≈ 1962)
Sauvé par André Malraux, racheté par Paris.
1967
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1967 (≈ 1967)
Inauguration par André Malraux après restauration.
2007
Extension du musée
Extension du musée
2007 (≈ 2007)
Connexion avec l’hôtel de Mongelas.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François Mansart - Architecte |
Conçoit l’hôtel, son unique réalisation intacte. |
| Jean-François de Guénégaud - Commanditaire et propriétaire |
Maître des comptes, fait construire l’hôtel. |
| Claude de Guénégaud - Héritier et ambassadeur |
Fils de Jean-François, loue puis vend l’hôtel. |
| André Malraux - Ministre de la Culture |
Classe et sauve l’hôtel en 1962. |
| François Sommer - Mécène et fondateur |
Finance la restauration via sa fondation. |
| Ernest Capendu - Écrivain |
S’inspire de l’hôtel dans *L’Hôtel de Niorres*. |
Origine et histoire
L’hôtel de Guénégaud, situé 60 rue des Archives dans le Marais à Paris, est un hôtel particulier érigé entre 1652 et 1653 par l’architecte François Mansart. C’est le seul édifice conçu par ce maître du classicisme français à avoir survécu dans son intégralité. L’ensemble, composé d’un corps principal entre cour et jardin, de deux ailes et d’un bâtiment sur rue, illustre la sobriété caractéristique des hôtels parisiens du XVIIe siècle. Son escalier d’honneur en pierre, aux volées droites et marches courbes en arc de cercle, est particulièrement remarquable.
L’hôtel est construit sur un terrain ayant appartenu aux familles Gentien et Le Beauclerc aux XVIe et XVIIe siècles. En 1644, il est acquis par Charles Coiffier, baron d’Orvilliers, puis revendu en 1647 à Jean-François de Guénégaud, maître des comptes, et son épouse Marie Gargan. Ces derniers confient à François Mansart la reconstruction de l’hôtel, qui reste dans la famille Guénégaud jusqu’en 1703. Jean-François y meurt en 1667, et son fils Claude, ambassadeur au Portugal, le loue puis le vend à Jean Romanet, fermier général, qui y apporte des décors intérieurs somptueux.
Au XVIIIe siècle, l’hôtel passe entre les mains de plusieurs propriétaires, dont François Thiroux d’Epersenne, collectionneur d’art, dont la famille l’occupe jusqu’en 1842. De 1850 à 1960, le bâtiment se dégrade, loué à des ateliers ou institutions, et frôle la démolition dans les années 1950. Sauvé par André Malraux, il est classé monument historique en 1962 et restauré grâce à la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature, créée par François et Jacqueline Sommer. Depuis 1967, il abrite cette fondation et le Musée de la Chasse et de la Nature.
L’hôtel est évoqué dans la littérature, notamment dans le roman L’Hôtel de Niorres (1860-1861) d’Ernest Capendu, qui s’en inspire pour décrire une demeure aristocratique du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il est accessible via les stations de métro Arts et Métiers et Filles du Calvaire, et communique avec l’hôtel de Mongelas, également propriété de la fondation.
Classé depuis 1962, l’hôtel de Guénégaud incarne à la fois l’architecture classique française du XVIIe siècle et une réussite de la politique de sauvegarde du Marais initiée par André Malraux. Son escalier, ses décors intérieurs et son histoire liée à des familles influentes en font un témoignage exceptionnel du patrimoine parisien.
Devenir actuel
Il abrite aujourd'hui le siège de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature et un club privé du même nom.
Le musée de la chasse et de la nature qui s'y trouvait autrefois a été transféré dans l'hôtel de Mongelas, hôtel particulier mitoyen de l'hôtel de Guénégaud.