Frise chronologique
1648
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1648 (≈ 1648)
Anticipant le percement du Cours Mirabeau
1679
Vente à la famille Sextius
Vente à la famille Sextius
1679 (≈ 1679)
Changement de propriétaire avant 1681
1681
Acquisition par Pierre de Gueydan
Acquisition par Pierre de Gueydan
1681 (≈ 1681)
Début de 200 ans de possession familiale
1880
Fin de la lignée Gueydan
Fin de la lignée Gueydan
1880 (≈ 1880)
Décès de la dernière marquise
1941
Classement monument historique
Classement monument historique
1941 (≈ 1941)
Inscription par arrêté du 9 août
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Gueydan (cad. AK 11) : inscription par arrêté du 9 août 1941
Personnages clés
| Martin Eyguesier - Premier propriétaire |
Avocat à la cour de Provence |
| Pierre de Gueydan - Propriétaire éponyme |
Acheteur en 1681, fondateur de la lignée |
| Félix de Gueydan - Membre de la famille |
Monogramme FG sur les ferronneries |
| Dernière marquise de Gueydan - Dernière héritière |
Décédée en 1880, fin de la possession familiale |
Origine et histoire
L'hôtel de Gueydan est un hôtel particulier emblématique du patrimoine aixois, érigé en 1648 sur le futur tracé du Cours Mirabeau. Son architecture reflète le style classique du XVIIe siècle, avec un portail en plein cintre encadré de colonnes doriques et des ferronneries signées du monogramme FG (Félix de Gueydan). Ce bâtiment préfigure l'urbanisme monumental qui caractérisera Aix-en-Provence après le percement du Cours en 1650.
Le premier propriétaire connu fut Martin Eyguesier, avocat à la cour de justice de Provence, qui céda le bien en 1679 à la famille Sextius d'Arlatan-Montaux. Deux ans plus tard, en 1681, Pierre de Gueydan acquit l'hôtel, donnant son nom actuel à la demeure. La famille Gueydan conserva la propriété pendant près de deux siècles, jusqu'à la mort de la dernière marquise en 1880, marquant ainsi l'histoire sociale et architecturale de la ville.
L'édifice se distingue par son étage noble orné d'un balcon filant et de fenêtres à la française surmontées de corniches, tandis que les étages supérieurs, plus sobres, témoignent d'ajouts postérieurs (notamment le troisième étage au XIXe siècle). Classé monument historique en 1941, l'hôtel incarne aujourd'hui le prestige des hôtels particuliers aixois, avec des éléments remarquables comme sa ferronnerie et ses boiseries d'origine.