Frise chronologique
1754
Début de la construction
Début de la construction
1754 (≈ 1754)
Isaac Guidais entame les travaux sur un terrain ex-dominicain.
1758
Autorisation de construire
Autorisation de construire
1758 (≈ 1758)
Permis accordé pour l'édification de l'hôtel.
1802-1805
Résidence de Ferdinand de Hompesch
Résidence de Ferdinand de Hompesch
1802-1805 (≈ 1804)
Grand maître de Malte y vit jusqu'à sa mort.
1815-1852
Quartier général militaire
Quartier général militaire
1815-1852 (≈ 1834)
Utilisé par la Division Militaire (Restauration/Second Empire).
1977
Classement monument historique
Classement monument historique
1977 (≈ 1977)
Protection des façades, décors et jardins par arrêté.
1977-1980
Restauration majeure
Restauration majeure
1977-1980 (≈ 1979)
Chantier privé supervisé par les Monuments de France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris celles de l'orangerie ; portail d'entrée avec sa grille ; cour d'entrée ; terrasse sur jardin avec son perron et ses deux fontaines ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé ; grand salon et cheminée de la salle à mangger avec leurs décors de gypserie ; jardin (cad. BX 246) : classement par arrêté du 26 octobre 1977
Personnages clés
| Isaac Guidais - Architecte et maître d'œuvre |
Conçoit et construit l'hôtel pour son usage. |
| Évêque de Nîmes - Trésorier des États du Languedoc |
Empêche la démolition pour les allées du Peyrou. |
| Ferdinand de Hompesch - Grand maître de l'ordre de Malte |
Réside et meurt dans l'hôtel en 1805. |
| Jean Molinier - Propriétaire restaurateur (1977-1980) |
Mène la restauration avec les Monuments de France. |
Origine et histoire
L’hôtel de Guidais est un hôtel particulier édifié dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à Montpellier, sur un terrain acquis aux frères prêcheurs par l’architecte Isaac Guidais. Commencée en 1754, sa construction faillit être interrompue pour laisser place aux allées du Peyrou, mais l’intervention de l’évêque de Nîmes, alors Trésorier des États du Languedoc, permit sa sauvegarde. Ce monument, marqué par une double façade (cour hexagonale et jardin), incarne l’élégance des « folies » montpelliéraines, avec des ouvertures en anse de panier et des mascarons sculptés.
Ferdinand de Hompesch, grand maître de l’ordre de Malte, y résida de 1802 à sa mort en 1805, attiré par la renommée de la Faculté de Médecine de Montpellier. L’hôtel servit ensuite de quartier général à la Division Militaire durant la Restauration et le début du Second Empire. Entre 1977 et 1980, une restauration majeure, menée par le propriétaire Jean Molinier sous la supervision des Monuments de France, redonna à l’édifice et à son parc leur splendeur d’origine, incluant des gypseries allégoriques et un buffet d’eau orné de sculptures maritimes.
L’architecture intérieure se distingue par un escalier en fer forgé sans pilier central, un petit salon octogonal, et un grand salon décoré de gypseries représentant les quatre éléments, les arts, et des fables de La Fontaine. La cheminée de la salle à manger, avec son trumeau en miroir au mercure, témoigne du raffinement de l’époque. À l’extérieur, le jardin allie symétrie classique et romantisme, avec des micocouliers centenaires, des fontaines en cascade, et des espèces végétales rares comme le buis de Corse.
Classé monument historique en 1977, l’hôtel de Guidais doit sa protection à ses façades, toitures, décors intérieurs (gypseries, rampe d’escalier), et son jardin structuré autour d’une terrasse à fontaines et d’un bassin central. L’orangerie, les dépendances, et le portail d’entrée complètent cet ensemble, illustrant l’art de vivre des élites montpelliéraines au siècle des Lumières. Les éléments protégés incluent également la cour d’honneur hexagonale et les deux fontaines de la terrasse, symboles du dialogue entre architecture et nature.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.