Frise chronologique
1853
Plans initiaux
Plans initiaux
1853 (≈ 1853)
Plans établis par Jacques-Ignace Hittorff
1868
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1868 (≈ 1868)
Réalisé par Charles Rohault de Fleury
juin 1886
Acquisition par Vitali
Acquisition par Vitali
juin 1886 (≈ 1886)
Achat aux enchères pour 2,2 millions
1965-1974
Siège de la DAGPB
Siège de la DAGPB
1965-1974 (≈ 1970)
Direction des affaires sociales
30 décembre 1983
Classement partiel
Classement partiel
30 décembre 1983 (≈ 1983)
Façades, toitures et salons protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades ; toitures ; hall d'entrée ; deux escaliers d'honneur avec leur rampe en fer forgé et leur cage ; la galerie et les trois salons avec leur décor au premier étage : classement par arrêté du 30 décembre 1983
Personnages clés
| Baron Joseph de Günzburg - Commanditaire initial |
Propriétaire à la construction en 1868 |
| Jacques-Ignace Hittorff - Architecte (plans) |
Auteur des plans de 1853 |
| Charles Rohault de Fleury - Architecte (réalisation) |
Dirigea la construction en 1868 |
| Frédéric-Louis Bogino - Sculpteur |
Décora la façade rue de Tilsitt |
| Comte Philippe Spiridion Vitali - Propriétaire suivant |
Acheta l’hôtel en 1886 |
| Charles Chaplin - Décorateur intérieur |
Participe aux décors intérieurs |
Origine et histoire
L’hôtel de Günzburg est un hôtel particulier édifié en 1868 dans le 17e arrondissement de Paris, au 7 rue de Tilsitt, à l’initiative du baron Joseph de Günzburg. Conçu par l’architecte Charles Rohault de Fleury d’après des plans de Jacques-Ignace Hittorff (datant de 1853), il incarne l’opulence architecturale du Second Empire. La façade sur la rue de Tilsitt, ornée par le sculpteur Frédéric-Louis Bogino, célèbre l’Agriculture et l’Industrie, tandis que les intérieurs, décorés par Charles Chaplin, Alexandre Denuelle et Alexis-Joseph Mazerolle, reflètent un luxe raffiné. L’hôtel fut ensuite acquis en 1886 par le comte Philippe Spiridion Vitali, qui en fit sa résidence et le siège de sa Régie générale des chemins de fer.
Entre 1965 et 1974, l’immeuble abritera la Direction des affaires sociales (DAGPB), avant d’être partiellement classé Monument Historique en 1983 pour ses façades, toitures, escaliers d’honneur et salons du premier étage. Aujourd’hui propriété d’une société privée, il conserve son usage de bureaux, tout en témoignant, par son architecture et ses décors préservés, de l’âge d’or des hôtels particuliers parisiens sous Napoléon III.
La localisation stratégique de l’hôtel, à proximité de la place de l’Étoile (aujourd’hui place Charles-de-Gaulle), soulignait son prestige. Son histoire reflète les mutations de la capitale, passant des résidences aristocratiques du XIXe siècle aux usages administratifs puis économiques contemporains. Les éléments protégés, comme les rampes en fer forgé ou les salons décorés, illustrent l’artisanat d’exception de l’époque, mêlant influences néoclassiques et éclectisme caractéristique du règne de Napoléon III.