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Hôtel de Jassand à Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel de Jassand à Blois

  • 5 Rue Fontaine-des-Élus
  • 41000 Blois
Hôtel de Jassand à Blois
Hôtel de Jassand à Blois
Crédit photo : PaulGat - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
41000 Blois, 5 Rue Fontaine-des-Élus

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle (limite XIVe)
Vestiges médiévaux
2e quart du XVIe siècle
Construction pour Jean Cottereau
XVIIe siècle (limite XVIIIe)
Réaménagements intérieurs
18 décembre 1928
Inscription aux monuments historiques
3e quart du XIXe siècle
Réduction de la propriété
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bas-relief du XVIe siècle situé dans la cour (cad. D 385) : inscription par arrêté du 18 décembre 1928

Personnages clés

Jean Cottereau - Trésorier de France Commanditaire de la construction au XVIe siècle.
Nicolas de Jassaud - Secrétaire d’État Réaménage l’hôtel au XVIIe siècle.
Claude II d'Aumale - Duc de Guise Éponyme alternatif local (XIXe siècle).

Origine et histoire de l'Hôtel de Jassand

L’hôtel de Jassand, aussi appelé hôtel de Jassaud, est un édifice emblématique du centre-ville de Blois, dans le département du Loir-et-Cher. Situé rue Fontaine des Élus, dans le quartier historique du Puits-Châtel, il allie des vestiges médiévaux (comme un mur portant l’inscription latine HAEC. PETRA. DIVIDIT. et un portail sur la rue Vauvert) à une structure principalement construite au IIe quart du XVIe siècle pour Jean Cottereau, trésorier de France sous Louis XII et François Ier. Une tourelle d’escalier intérieure et un bas-relief représentant Jacob et Rachel, daté de la même époque, témoignent de cette campagne de construction.

Au XVIIe siècle, l’hôtel est réaménagé pour Nicolas de Jassaud, secrétaire d’État, avec l’ajout de lambris et de cheminées, comme le confirme une description de vente en 1766. Le bâtiment subit une réduction majeure au XIXe siècle, avec la vente de son aile, de son jardin et de ses communs pour laisser place à une école. À cette époque, certains Blésois le nomment aussi « hôtel d’Aumale », en référence au duc Claude II d’Aumale, lié à la famille de Guise assassinée à Blois en 1588.

Construit en calcaire blésois et pierre de taille, l’hôtel se compose d’un sous-sol, de deux étages carrés et d’un étage de comble, couvert d’une toiture en ardoise. Son escalier à vis sans jour et son bas-relief du XVIe siècle, protégé depuis l’inscription du monument aux monuments historiques en 1928, en font un témoignage remarquable de l’architecture civile de la Renaissance. Aujourd’hui, l’édifice reste une propriété privée, fermées aux visites.

Les matériaux utilisés — moellons, enduit, et pierre sculptée — ainsi que la présence d’éléments défensifs résiduels (comme le portail médiéval) soulignent la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance dans l’urbanisme blésois. L’inscription latine sur le mur médiéval, « HAEC. PETRA. DIVIDIT. » (« Cette pierre divise »), ajoute une dimension symbolique à ce patrimoine, reflet des transformations politiques et sociales de Blois, ville royale sous François Ier.

Liens externes

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