Frise chronologique
1520
Construction initiale
Construction initiale
1520 (≈ 1520)
Bâti pour Philibert Babou, surintendant des finances.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Portail sculpté et rampe en fer forgé (1701).
1er juillet 1932
Classement MH
Classement MH
1er juillet 1932 (≈ 1932)
Protection intégrale du monument.
1940
Destruction du couvent
Destruction du couvent
1940 (≈ 1940)
Disparition des augustins, galerie conservée.
2004
Vente par la Société archéologique
Vente par la Société archéologique
2004 (≈ 2004)
Fin de leur propriété, sauvegarde de Saint-Libert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel en totalité (cad. DX 231) : classement par arrêté du 1er juillet 1932
Personnages clés
| Philibert Babou - Surintendant des finances |
Commanditaire de la construction en 1520. |
| Jean Babou - Maître général de l’artillerie |
Fils de Philibert, héritier de l’hôtel. |
| Gatien Pinon - Trésorier de France |
Acquéreur en 1697, rénovateur du portail. |
| André Goüin - Mécène |
Donateur pour l’acquisition en 1920. |
| Jean Galland - Orfèvre royal (tradition) |
Propriétaire présumé, non confirmé. |
Origine et histoire
L’hôtel de Jean Galland, aussi appelé hôtel de l’argentier du roi ou hôtel Babou de la Bourdaisière, est un hôtel particulier Renaissance situé au 8-10 place Foire-le-Roi à Tours. Construit en 1520 pour Philibert Babou, surintendant des finances de François Ier, et son épouse Marie Gaudin, il illustre l’architecture de la première Renaissance avec ses pilastres, médaillons antiques et lucarnes à coquilles. L’édifice, partiellement remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, conserve une loggia voûtée d’ogives et une cour intérieure ornée d’une galerie du XIVe siècle, dernier vestige du couvent des augustins détruit en 1940.
Une tradition associe l’hôtel à Jean Galland, orfèvre des rois Louis XI et Charles VIII, bien qu’il ait été édifié pour Philibert Babou. Au XVIIe siècle, la famille Roze puis les Pinon, dont Gatien Pinon, trésorier de France, y apportent des modifications majeures : un portail sculpté, une rampe en fer forgé datée de 1701, et des boiseries intérieures. L’hôtel change ensuite de mains à plusieurs reprises, passant entre celles de négociants comme Louis Béranger ou André-René Mayaud, avant d’abriter au XXe siècle la Société archéologique de Touraine, grâce à un don d’André Goüin.
Classé monument historique depuis le 1er juillet 1932, l’hôtel se distingue par son plan en U, avec un corps de logis perpendiculaire à la rue, flanqué de deux ailes encadrant une cour principale. La façade arrière, refaite au XVIIe siècle, contraste avec les éléments Renaissance comme les échauguettes et la cuisine voûtée. Après son acquisition par la Société archéologique, l’hôtel est revendu en 2004, permettant la sauvegarde de la chapelle Saint-Libert. Aujourd’hui propriété privée, il témoigne de l’évolution des hôtels urbains entre Renaissance et époque moderne.