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Hôtel de Joursenvault à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel de Joursenvault à Aix-en-Provence

  • 17 Rue Cardinale
  • 13100 Aix-en-Provence
Crédit photo : Lsmpascal - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
13100 Aix-en-Provence, 17 Rue Cardinale

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1670
Construction initiale
1830
Hébergement d'un cabinet d'avocat
1848
Acquisition par les Grignan
XVIIIe siècle
Propriété des Ruffo de Bonneval
3 novembre 1987
Inscription aux Monuments Historiques
13 août 1990
Classement de parties spécifiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel, sauf parties classées (cad. AI 90) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987 ; Façades sur rue et toitures correspondantes, y compris les vantaux de la porte d'entrée ; vestibule et cage d'escalier avec sa rampe ; pièces suivantes avec leur décor : au rez-de-chaussée : salon sur jardin, ancienne chambre à alcôve à l'est, chambre à alcôve sur rue ; au premier étage : grand salon sur jardin, chambre à alcôve au sud-est, cheminée de la chambre sud-ouest et de l'ancien hall d'entrée ; jardin avec sa fontaine (cad. AI 90) : classement par arrêté du 13 août 1990

Personnages clés

Philippe Emmanuel de Carondelet - Baron de Talan, commanditaire Fait construire l’hôtel en 1670.
Giuseppe Isidoro Ruffo de Bonneval - 2ème marquis de La Fare Officier de marine, propriétaire post-Révolution.
Hilarion Ruffo de Bonneval - 3ème marquis de La Fare Maréchal de camp, héritier de l’hôtel.
Lodoïx de Gombert - Avocat et magistrat Gendre hébergé après 1830.
Louis Cundier - Maître d’œuvre présumé Architecte associé à la construction.

Origine et histoire de l'Hôtel de Joursenvault

L’hôtel de Carondelet, aussi nommé hôtel de Joursanvault-Mareilles ou de Grignan, fut construit en 1670 pour Philippe Emmanuel de Carondelet, baron de Talan. Situé au 17 rue Cardinale à Aix-en-Provence, il incarne l’architecture aristocratique du Grand Siècle, avec une façade sobre ornée de pilastres toscans et une porte d’entrée de style Louis XV. Ses intérieurs abritent des boiseries sculptées, des dorures et des gypseries caractéristiques du XVIIIe siècle, témoignant du raffinement de ses propriétaires successifs.

Au XVIIIe siècle, l’hôtel passa aux mains de la famille Ruffo de Bonneval de La Fare, qui le conserva malgré la Révolution française. Restitué à Giuseppe Isidoro, 2ème marquis de La Fare – officier de marine et Premier Consul d’Aix –, il abritera plus tard son fils Hilarion, maréchal de camp, puis le cabinet d’avocat de son gendre, Lodoïx de Gombert, un magistrat démissionnaire pour refus de serment à Louis-Philippe Ier. Acquis par les Grignan en 1848, il fut ensuite transmis aux Joursanvault-Mareilles.

Classé partiellement aux monuments historiques (1987 pour l’inscription, 1990 pour le classement), l’hôtel protège ses façades, toitures, décors intérieurs (salons, chambres à alcôve, cheminées) et son jardin avec fontaine. Son architecture, mêlant austérité classique et ornementation rocaille, reflète l’évolution des goûts entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, tout en illustrant l’histoire sociale de la noblesse provençale.

Les sources mentionnent également l’architecte Louis Cundier comme maître d’œuvre, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé. L’hôtel, toujours situé en centre-ville, reste un exemple remarquable du patrimoine aixois, lié à des familles influentes de Provence et à des épisodes clés de l’histoire locale, de l’Ancien Régime à la monarchie de Juillet.

Liens externes

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