Frise chronologique
1670
Construction initiale
Construction initiale
1670 (≈ 1670)
Bâti pour Philippe Emmanuel de Carondelet.
1830
Hébergement d'un cabinet d'avocat
Hébergement d'un cabinet d'avocat
1830 (≈ 1830)
Lodoïx de Gombert y exerce.
1848
Acquisition par les Grignan
Acquisition par les Grignan
1848 (≈ 1848)
Changement de propriété post-révolutionnaire.
XVIIIe siècle
Propriété des Ruffo de Bonneval
Propriété des Ruffo de Bonneval
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transmission à la famille marquisale.
3 novembre 1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
3 novembre 1987 (≈ 1987)
Protection partielle du bâtiment.
13 août 1990
Classement de parties spécifiques
Classement de parties spécifiques
13 août 1990 (≈ 1990)
Façades, décors intérieurs et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, sauf parties classées (cad. AI 90) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987 ; Façades sur rue et toitures correspondantes, y compris les vantaux de la porte d'entrée ; vestibule et cage d'escalier avec sa rampe ; pièces suivantes avec leur décor : au rez-de-chaussée : salon sur jardin, ancienne chambre à alcôve à l'est, chambre à alcôve sur rue ; au premier étage : grand salon sur jardin, chambre à alcôve au sud-est, cheminée de la chambre sud-ouest et de l'ancien hall d'entrée ; jardin avec sa fontaine (cad. AI 90) : classement par arrêté du 13 août 1990
Personnages clés
| Philippe Emmanuel de Carondelet - Baron de Talan, commanditaire |
Fait construire l’hôtel en 1670. |
| Giuseppe Isidoro Ruffo de Bonneval - 2ème marquis de La Fare |
Officier de marine, propriétaire post-Révolution. |
| Hilarion Ruffo de Bonneval - 3ème marquis de La Fare |
Maréchal de camp, héritier de l’hôtel. |
| Lodoïx de Gombert - Avocat et magistrat |
Gendre hébergé après 1830. |
| Louis Cundier - Maître d’œuvre présumé |
Architecte associé à la construction. |
Origine et histoire
L’hôtel de Carondelet, aussi nommé hôtel de Joursanvault-Mareilles ou de Grignan, fut construit en 1670 pour Philippe Emmanuel de Carondelet, baron de Talan. Situé au 17 rue Cardinale à Aix-en-Provence, il incarne l’architecture aristocratique du Grand Siècle, avec une façade sobre ornée de pilastres toscans et une porte d’entrée de style Louis XV. Ses intérieurs abritent des boiseries sculptées, des dorures et des gypseries caractéristiques du XVIIIe siècle, témoignant du raffinement de ses propriétaires successifs.
Au XVIIIe siècle, l’hôtel passa aux mains de la famille Ruffo de Bonneval de La Fare, qui le conserva malgré la Révolution française. Restitué à Giuseppe Isidoro, 2ème marquis de La Fare – officier de marine et Premier Consul d’Aix –, il abritera plus tard son fils Hilarion, maréchal de camp, puis le cabinet d’avocat de son gendre, Lodoïx de Gombert, un magistrat démissionnaire pour refus de serment à Louis-Philippe Ier. Acquis par les Grignan en 1848, il fut ensuite transmis aux Joursanvault-Mareilles.
Classé partiellement aux monuments historiques (1987 pour l’inscription, 1990 pour le classement), l’hôtel protège ses façades, toitures, décors intérieurs (salons, chambres à alcôve, cheminées) et son jardin avec fontaine. Son architecture, mêlant austérité classique et ornementation rocaille, reflète l’évolution des goûts entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, tout en illustrant l’histoire sociale de la noblesse provençale.
Les sources mentionnent également l’architecte Louis Cundier comme maître d’œuvre, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé. L’hôtel, toujours situé en centre-ville, reste un exemple remarquable du patrimoine aixois, lié à des familles influentes de Provence et à des épisodes clés de l’histoire locale, de l’Ancien Régime à la monarchie de Juillet.