Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Vente de l'hôtel de l'Archidiaconé par la famille Pécard.
1792
Vente en tant que bien national
Vente en tant que bien national 1792 (≈ 1792)
Deuxième vente de l'hôtel de l'Archidiaconé.
Fin du XVIIIe siècle
Construction et rénovation
Construction et rénovation Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Érection de l'hôtel de l'Archidiaconé du chapitre de Saint-Gatien à Tours.
1946
Inscription au titre des monuments historiques
Inscription au titre des monuments historiques 1946 (≈ 1946)
Inscription de la toiture et de la façade à la liste des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. CH 177) : inscription par arrêté du 8 juillet 1946
Origine et histoire de l'Hôtel de l'archidiaconé
L'ancien hôtel de l'Archidiaconé du chapitre de Saint-Gatien est un hôtel particulier situé 2bis rue Albert-Thomas à Tours, au nord-est de la cathédrale Saint-Gatien ; il sert aujourd'hui de dépendance au lycée Descartes et abrite le foyer-résidence des classes préparatoires. L'édifice présente un important décor néo-classique que certaines sources datent de 1785, tandis que d'autres situent la construction vers 1775; on peut donc le situer à la fin du XVIIIe siècle. Il a été élevé sur l'emplacement d'un bâtiment médiéval dont subsiste le mur pignon ouest et où ont été conservées des fenêtres géminées et des peintures murales datées des XIIIe–XVe siècles. Le plan comprend un corps principal encadré de deux ailes latérales perpendiculaires; les deux ailes, dont la corniche évoque le XVIIIe siècle, reprennent partiellement les motifs décoratifs de la façade. La façade sud du corps principal est animée d'une balustrade interrompue au niveau de la porte centrale par un fronton triangulaire, soutenu par deux pilastres cannelés; au-dessus des baies court une frise ornée d'entrelacs ou de méandres, reproduite avec moins de réussite sur la face orientale. À l'arrière, les bâtiments appuient sur des vestiges de l'enceinte gallo-romaine de Caesarodunum. Les façades sud et est du logis principal ont été remaniées au XIXe siècle; le fronton porte un monogramme J.P.C., en référence au propriétaire Jacques Pécard, auquel la famille Pécard appartient l'hôtel durant la première moitié du XIXe siècle. La maison de l'archidiaconé fut vendue comme bien national en 1791 puis de nouveau en 1792. La toiture et la façade ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 8 juillet 1946.