Frise chronologique
1452
Fondation de l’hôpital Saint-Julien
Fondation de l’hôpital Saint-Julien
1452 (≈ 1452)
Ancien emplacement de l’hôtel, dédié aux malades.
1748
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1748 (≈ 1748)
Pour Jean-Etienne de Closal, armateur négrier.
XIXe siècle
Destruction des dépendances
Destruction des dépendances
XIXe siècle (≈ 1865)
Écuries, buanderie et citernes disparues.
1945
Transformation du rez-de-chaussée
Transformation du rez-de-chaussée
1945 (≈ 1945)
Installation d’un commerce post-Seconde Guerre mondiale.
1977
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville
1977 (≈ 1977)
Début du processus de restauration.
21 décembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
21 décembre 1984 (≈ 1984)
Façade, toiture, escalier et tour protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue ; escalier intérieur avec sa cage ; tour de guet (cad. XM 247) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Jean-Etienne de Closal - Lieutenant du siège royal des traites, armateur négrier |
Commanditaire de l’hôtel en 1748. |
| Charles Waldschmidt - Architecte des Monuments historiques |
Responsable de la restauration en 1978. |
Origine et histoire
L'Hôtel de l'Armateur, aussi appelé Hôtel de Chosal, est un hôtel particulier construit en 1748 à Dunkerque, dans le département du Nord. Il fut édifié pour Jean-Etienne de Closal, lieutenant du siège royal des traites, négociant et armateur négrier. Ce bâtiment d’architecture classique, éloigné du style flamand local, remplaça l’ancien hôpital Saint-Julien fondé en 1452, dont il conserve une tour de guet et une sculpture de saint Julien l’Hospitalier sur son fronton.
Le monument était conçu comme un lieu de travail adapté au commerce, avec des caves servant d’entrepôts et une tour de guet pour surveiller l’arrivée des navires. Les dépendances (écuries, buanderie, citernes) furent détruites au XIXe siècle. Au XXe siècle, le rez-de-chaussée fut transformé pour accueillir un commerce après 1945. La ville de Dunkerque acquit l’hôtel en 1977 et le restaura en 1978 sous la direction de Charles Waldschmidt, architecte des Monuments historiques.
Classé monument historique en 1984 pour sa façade, sa toiture, son escalier intérieur et sa tour de guet, l’Hôtel de l’Armateur abrite aujourd’hui des services municipaux. Son architecture se distingue par l’utilisation de briques rouges et beiges, ainsi que par des éléments en pierre comme le portail et le fronton. Le site, ouvert à la location pour des tournages, témoigne du passé maritime et commercial de Dunkerque.
La tour de guet, seul vestige de l’hôpital Saint-Julien, et la sculpture du fronton rappellent l’histoire médiévale du lieu. À l’origine, l’ensemble était couvert d’ardoise, remplacée depuis par des brisis. L’hôtel illustre ainsi l’évolution urbaine et architecturale de Dunkerque, entre héritage hospitalier, activité portuaire et patrimoine municipal.