Frise chronologique
1612
Construction initiale
Construction initiale
1612 (≈ 1612)
Bâti pour Pierre de Sainctot, trésorier de France.
1641
Achat par Pierre Gobelin
Achat par Pierre Gobelin
1641 (≈ 1641)
Racheté à la veuve de Sainctot.
1694
Rachat par L’Escalopier
Rachat par L’Escalopier
1694 (≈ 1694)
Retrait lignager par Gaspard de L’Escalopier.
1865
Vente à la famille Ravaut
Vente à la famille Ravaut
1865 (≈ 1865)
Fin de la possession par les L’Escalopier.
1956
Classement monument historique
Classement monument historique
1956 (≈ 1956)
Façades, toitures et escaliers protégés.
2000
Démolition partielle
Démolition partielle
2000 (≈ 2000)
Destruction des dépendances par Lady Jane.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre de Sainctot - Trésorier de France |
Commanditaire initial en 1612. |
| Pierre Gobelin du Quesnoy - Conseiller d’État |
Acheteur en 1641, auteur d’un incendie. |
| Gaspard de L’Escalopier (1640-1708) - Conseiller au Parlement |
Rachète l’hôtel en 1694. |
| César-Charles de L’Escalopier (1671-1753) - Intendant et conseiller d’État |
Propriétaire et haut fonctionnaire. |
| Charles de L’Escalopier (1812-1861) - Archéologue et bibliophile |
Dernier propriétaire familial avant 1865. |
Origine et histoire
L’hôtel de l’Escalopier est un hôtel particulier construit en 1612 pour Pierre de Sainctot, trésorier de France à Paris. Situé au 25 place des Vosges, il est acquis en 1641 par Pierre Gobelin du Quesnoy, conseiller d’État, qui tente d’y mettre le feu par dépit amoureux. Loué aux Maillé-Brézé, il est vendu en 1692 à Ignace de Goujon, marquis de Thuisy, avant d’être racheté en 1694 par Gaspard de L’Escalopier, petit-neveu de Gobelin, via un retrait lignager.
La famille de L’Escalopier conserve l’hôtel jusqu’en 1865, avec des figures marquantes comme César-Charles (1671-1753), intendant et conseiller d’État, ou Gaspard César Charles (1706-1792), intendant de Montauban et Tours. Armand Jean François Charles (1742-1814), conseiller au Parlement, y vit sans émigrer pendant la Révolution. Son fils, Charles (1812-1861), archéologue, y réside jusqu’à la vente à la famille Ravaut en 1865.
Classé monument historique en 1956 pour ses façades, toitures et escaliers en fer forgé, l’hôtel subit des modifications en 2000 lorsque la société Lady Jane obtient l’autorisation de démolir ses dépendances. Son adresse a évolué avec l’histoire de la place des Vosges : du 8 place Royale avant la Révolution au 25 place des Vosges après 1805, dans le 3e arrondissement.
L’hôtel couvre six arcades côté nord de la place, entre l’hôtel de Bassompierre et le pavillon de la Reine. Son histoire reflète les mutations architecturales et sociales de Paris, des grands officiers de l’Ancien Régime aux transformations urbaines du XIXe siècle.