Frise chronologique
XVIIIe siècle
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édifié par le comte de la Basecque.
1901
Fin de la propriété Le Caron
Fin de la propriété Le Caron
1901 (≈ 1901)
Famille propriétaire depuis 1825.
3 mars 1976
Classement des façades et toitures
Classement des façades et toitures
3 mars 1976 (≈ 1976)
Protection par arrêté ministériel.
2006
Fermeture du pensionnat
Fermeture du pensionnat
2006 (≈ 2006)
Fin de l'institution Jeanne d'Arc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. DU 467) : classement par arrêté du 3 mars 1976
Personnages clés
| Albert-Marie-Josephe-Imbert, comte de la Basecque - Commanditaire et premier propriétaire |
Fait construire l'hôtel au XVIIIe. |
| Albert-François-Marie-Imbert - Fils du comte, repreneur |
Rachète l'hôtel après la Révolution. |
| Monseigneur de la Tour d'Auvergne - Locataire et évêque d'Arras |
Logé dans l'hôtel au début du XIXe. |
| Famille Le Caron de Canettemont - Propriétaires de 1825 à 1901 |
Occupe l'hôtel près d'un siècle. |
Origine et histoire
L'Hôtel de la Basecque est un hôtel particulier édifié au XVIIIe siècle à Arras, dans un style classique marqué par l'utilisation de pierre calcaire blanche locale et de grès gris pour le soubassement. Organisé autour d'une cour carrée, il comprend un corps de logis principal et des communs, avec deux entrées : l'une sur la rue Emile-Legrelle (porte cochère ornée d'un médaillon et de pilastres), l'autre sur la rue des Portes-Cochères. La grille de la porte, unique élément Art déco du bâtiment, se distingue par ses médaillons géométriques et sa frise grecque, contrastant avec l'ensemble classique. Les façades, rythmées par de grandes baies, et les toitures ont été protégées par un arrêté de classement en 1976.
L'hôtel est construit à l'initiative d'Albert-Marie-Josephe-Imbert, comte de la Basecque, qui y réside avec sa famille jusqu'à la Révolution. Confisqué comme bien national, il est racheté par son fils, Albert-François-Marie-Imbert, qui le loue ensuite au préfet pour loger Monseigneur de la Tour d'Auvergne, évêque d'Arras. En 1825, la famille Le Caron de Canettemont en devient propriétaire jusqu'en 1901. Au XXe siècle, le bâtiment abrite deux banques, puis un pensionnat (institution Jeanne d'Arc) jusqu'en 2006. Seul le portail de la rue des Portes-Cochères, initialement en bois classique, est remplacé au XXe siècle, comme en témoigne un plan du XIXe siècle.
La structure de l'hôtel, inchangée depuis le XVIIIe siècle, reflète l'organisation spatiale typique des demeures aristocratiques de l'époque. Son histoire illustre les bouleversements politiques et sociaux de la Révolution à nos jours, passant des mains de familles nobles à des usages institutionnels ou privés. Aujourd'hui propriété d'une association, ses façades et toitures restent protégées, préservant ainsi un patrimoine architectural et historique majeur d'Arras.