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Hôtel de la Croix d'Or à Montbéliard dans le Doubs

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel de la Croix d'Or à Montbéliard

    5 Rue de la Sous-Préfecture25200 Montbéliard
Propriété privée
Hôtel de la Croix dOr à Montbéliard
Hôtel de la Croix dOr à Montbéliard
Hôtel de la Croix dOr à Montbéliard
Crédit photo : Sacamol - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1619–1625
Construction de l’hôtel
1654
Vente par le prince
1662–1730
Période d’auberge
1770
Transformation en hospice
1945
Fin de l’hospice
29 août 1977
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, l'escalier de la tour avec sa rampe en fer forgé ainsi que le plafond peint du grand salon au premier étage (cad. BY 63) : inscription par arrêté du 29 août 1977

Personnages clés

Léopold-Frédéric de Wurtemberg - Prince propriétaire Vendit l’hôtel en 1654
Pierre-Joseph Beurnier - Marchand et bienfaiteur Légua l’hôtel pour hospice
Charles II de Wurtemberg - Duc approuvant Valida la transformation en 1770

Origine et histoire de l'Hôtel de la Croix d'Or

L’Hôtel de la Croix d’Or a été construit entre 1619 et 1625 à Montbéliard, dans le Doubs. Commandé initialement comme résidence, il devint propriété du prince Léopold-Frédéric de Wurtemberg jusqu’à sa vente en 1654. Ce bâtiment illustre l’architecture civile de la première moitié du XVIIe siècle, avec des éléments comme une galerie soutenue par des colonnes datées.

Entre 1662 et 1730, l’édifice est attesté comme une auberge sous le nom de Croix d’Or, reflétant son rôle dans l’accueil des voyageurs à une époque où Montbéliard, principauté protestante rattachée au duché de Wurtemberg, était un carrefour commercial. La transition vers une fonction résidentielle intervint au XVIIIe siècle, lorsque le riche marchand Pierre-Joseph Beurnier en fit sa demeure.

À la mort de Beurnier en 1769, son testament légua le bâtiment à la ville pour en faire un hospice pour orphelines, projet approuvé par le duc Charles II de Wurtemberg. L’hospice, ouvert en 1770, accueillit initialement douze jeunes filles pauvres. L’escalier monumental, reconstruit vers 1770 (date partielle gravée), et le plafond peint du grand salon témoignent des aménagements de cette période. L’établissement fonctionna jusqu’en 1945.

Classé partiellement aux monuments historiques en 1977, l’hôtel conserve des éléments remarquables : façades et toitures, un escalier en fer forgé, et un plafond peint. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, mêlant histoire sociale (hospice) et architecture civile (auberge, demeure bourgeoise).

Liens externes

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