Frise chronologique
1680
Première mention sur le plan de Caron
Première mention sur le plan de Caron
1680 (≈ 1680)
Présence attestée sur un plan historique.
1708
Achat d'une maison voisine
Achat d'une maison voisine
1708 (≈ 1708)
Agrandissement avec façade unifiée édifiée.
1753
Description des deux maisons
Description des deux maisons
1753 (≈ 1753)
Texte mentionnant grande et petite maison.
1937
Inscription des façades
Inscription des façades
1937 (≈ 1937)
Protection par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue : inscription par arrêté du 23 juillet 1937
Personnages clés
| Louis d'Aubusson, marquis de La Feuillade - Ancien propriétaire aristocrate |
Premier propriétaire connu avant 1680. |
| Jean Bertrand de Masgontier - Acquéreur et transformateur |
Acheta l’hôtel et agrandit en 1708. |
| M. Texier - Antiquaire propriétaire au XXe siècle |
Installa la grille de l’hôtel de Noailles. |
Origine et histoire
L’Hôtel de La Feuillade est mentionné dès 1680 sur le plan de Caron, à Saint-Germain-en-Laye. À cette date, il appartenait à Louis d'Aubusson, marquis de La Feuillade, avant d’être acquis par Jean Bertrand de Masgontier. L’histoire du bâtiment est marquée par une extension en 1708, lorsque Masgontier acheta une petite maison voisine pour agrandir la propriété. Malgré cette union architecturale, les deux maisons restèrent distinctes, comme en témoigne un texte de 1753 décrivant une « grande » et une « petite maison ». Le cadastre napoléonien confirme cette séparation en deux parcelles.
Au XIXe siècle, l’ensemble subit des transformations majeures, modifiant son apparence d’origine. Au début du XXe siècle, l’hôtel appartint à un antiquaire nommé M. Texier, qui y installa une grille provenant de l’hôtel de Noailles, acquise auprès du collectionneur Beaufeu. Cette grille orne désormais l’entrée du jardin. La façade sur rue, seul élément protégé, fut inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 23 juillet 1937.
L’Hôtel de La Feuillade illustre l’évolution architecturale et sociale des hôtels particuliers en Île-de-France, passant des mains de l’aristocratie (marquis de La Feuillade) à des propriétaires bourgeois ou marchands (antiquaires, collectionneurs). Son histoire reflète aussi les pratiques de réemploi d’éléments décoratifs, courantes parmi les amateurs d’art des XIXe et XXe siècles.