Construction de l’hôtel XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de l’hôtel particulier à Périgueux.
28 novembre 1938
Inscription des cheminées
Inscription des cheminées 28 novembre 1938 (≈ 1938)
Protection partielle au titre des monuments historiques.
30 juillet 1980
Classement des façades et plafonds
Classement des façades et plafonds 30 juillet 1980 (≈ 1980)
Protection étendue aux éléments architecturaux majeurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminées : inscription par arrêté du 28 novembre 1938 ; Les façades et les toitures sur rue et sur cour, y compris le mur avec balustrade sur cour ; le plafond à caissons sculptés de la galerie à arcades du rez-de-chaussée et celui de la pièce qui lui fait pendant de l'autre côté de l'escalier (cad. BC 103) : classement par arrêté du 30 juillet 1980
Personnages clés
Guy Penaud - Historien local
Auteur du *Grand Livre de Périgueux*, questionne les appellations.
Origine et histoire
L’hôtel de la Monnaie, aussi appelé hôtel des Monnaies, maison du Gouverneur ou hôtel de Langlade, est un hôtel particulier situé à Périgueux, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Construit au XVIe siècle, il se trouve dans le secteur sauvegardé du centre-ville, en rive droite de l’Isle, au 24 rue du Plantier. Bien que son nom évoque une fonction monétaire ou une résidence gouverneure, aucune source historique ne confirme ces hypothèses. Les appellations restent donc incertaines, comme le souligne Guy Penaud dans Le Grand Livre de Périgueux, où il précise que l’idée d’y avoir battu monnaie semble inexacte, tout comme l’affirmation qu’il aurait abrité un gouverneur.
L’architecture de l’hôtel se distingue par deux corps de logis reliés en équerre par une tourelle polygonale abritant un escalier à vis. Le rez-de-chaussée présente une galerie à arcades avec des colonnes typiques du Périgord, ainsi que des plafonds à caissons sculptés. Ces derniers représentent des motifs emblématiques comme un putto terrassant un dragon, un château fort avec un arbre dans sa cour, et un buste d’homme à la barbe fleurie. Ces éléments décoratifs, caractéristiques de la Renaissance, témoignent du raffinement artistique de l’époque.
Sur le plan patrimonial, l’hôtel a été partiellement protégé dès 1938, avec l’inscription de ses cheminées au titre des monuments historiques. En 1980, ses façades, toitures et deux plafonds sculptés ont été classés, consolidant sa valeur historique et architecturale. Malgré l’absence de preuves sur son usage originel, le bâtiment reste un exemple remarquable de l’habitat aristocratique périgourdin du XVIe siècle, mêlant fonctions résidentielles et symboliques.
Les sources disponibles, comme la base Mérimée ou Monumentum, soulignent le manque d’éléments concrets pour éclairer son appellation. Pourtant, sa localisation dans un secteur sauvegardé et ses caractéristiques stylistiques en font un monument clé du patrimoine local. Aujourd’hui, l’hôtel de la Monnaie est une propriété privée, ce qui limite son accessibilité au public, mais son histoire et son architecture continuent de susciter l’intérêt des historiens et des amateurs de patrimoine.
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