Installation du Parlement 1550 (≈ 1550)
Essor de la rue Saint-Georges à Rennes.
vers 1680
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel vers 1680 (≈ 1680)
Attribuée à Pierre Corbineau, école lavalloise.
8 mai 1933
Première inscription MH
Première inscription MH 8 mai 1933 (≈ 1933)
Hôtel sauf parties classées ultérieurement.
1er octobre 1962
Classement partiel
Classement partiel 1er octobre 1962 (≈ 1962)
Façades et toitures protégées.
3 décembre 1993
Nouvelle inscription
Nouvelle inscription 3 décembre 1993 (≈ 1993)
Passages et escaliers ajoutés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, sauf parties classées : inscription par arrêté du 8 mai 1933 ; Façade sur rue ; façades sur cour, y compris celles en retour ; toitures et souches de cheminées (cad. B 803 à 806) : classement par arrêté du 1er octobre 1962 ; Passage entre la rue et la première cour, passage entre la première et la deuxième cour, escalier de bois de l'aile est, escalier en pierre du corps central (cad. BE 601) : inscription par arrêté du 3 décembre 1993
Personnages clés
Pierre Corbineau - Architecte
Auteur présumé de l’hôtel, école lavalloise.
Gilles Lezot - Officier sédentaire
Premier propriétaire, constructeur au XVIe.
Origine et histoire de l'Hôtel de la Moussaye
L’hôtel de la Moussaye est un hôtel particulier emblématique du patrimoine rennais, situé au 3 rue Saint-Georges, à proximité immédiate de la place du Parlement-de-Bretagne. Construit vers 1680, il illustre le style architectural de l’école lavalloise, avec une façade en pan de bois donnant sur la rue et une organisation spatiale typique des demeures urbaines de l’époque, incluant une arrière-cour et des ailes distribuées autour d’elle. Son classement partiel au titre des monuments historiques (1962) et ses inscriptions successives (1933, 1993) soulignent sa valeur patrimoniale, notamment pour ses façades, toitures, et escaliers en bois et pierre.
Le fief de la Moussaye, situé originellement près de Plénée-Jugon, a donné son nom à une famille noble attestée dès le XVe siècle (réformations de 1423 à 1535). L’hôtel rennais, attribué à l’architecte Pierre Corbineau, s’inscrit dans l’essor de la rue Saint-Georges, liée à l’installation définitive du Parlement de Bretagne à Rennes en 1550. La distribution des espaces – logis sur rue et en cour – reflète une pratique courante chez les officiers sédentaires, comme Gilles Lezot, qui y fit construire un premier hôtel au XVIe siècle, partiellement remanié au XVIIe.
Les protections légales couvrent aujourd’hui l’ensemble du bâtiment, à l’exception des parties déjà classées, ainsi que des éléments remarquables comme le passage entre les cours, les escaliers, et les souches de cheminées. Ces dispositions préservent un témoignage rare de l’habitat aristocratique rennais, marqué par l’alliance des matériaux traditionnels (bois, pierre) et une organisation spatiale hiérarchisée, caractéristique des hôtels particuliers de l’Ancien Régime en Bretagne.