Frise chronologique
1812
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1812 (≈ 1812)
Œuvre de Bernard Poyet sur terrain Bouret.
1849-1857
Location par Princesse Mathilde
Location par Princesse Mathilde
1849-1857 (≈ 1853)
Résidence après divorce, réceptions impériales.
4 juin 1975
Inscription monument historique
Inscription monument historique
4 juin 1975 (≈ 1975)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Princesse Mathilde (1820-1904) - Cousine de Napoléon III |
Locataire, organisatrice de réceptions. |
| Bernard Poyet - Architecte |
Constructeur de l’hôtel en 1812. |
| Charles Hitchcock Sherrill (1867-1936) - Ambassadeur américain |
Propriétaire, réceptions diplomatiques. |
| Baron Élie de Rothschild (1917-2007) - Financier et collectionneur |
Propriétaire dans les années 1970. |
Origine et histoire
L’hôtel de la Princesse Mathilde est un hôtel particulier construit en 1812 par l’architecte Bernard Poyet, sur un terrain ayant appartenu au financier Jacques-Louis-Guillaume Bouret de Vézelay (1733-1801), trésorier général de l’artillerie et spéculateur immobilier sous l’Ancien Régime. Situé au 10 rue de Courcelles dans le 8e arrondissement de Paris, il incarne l’architecture et le prestige de cette époque.
En 1818, l’hôtel appartenait au marquis d’Aversens, puis fut acquis en 1842 par Auguste Taigny, père d’Edmond Taigny. De 1849 à 1857, il fut loué à la Princesse Mathilde (1820-1904), cousine de Napoléon III, après son divorce avec le comte Anatole Demidoff. Elle y organisa des réceptions fastueuses, y compris pour le Prince-Président, futur Napoléon III, dans une salle de bal construite spécialement dans le jardin.
Au XXe siècle, l’hôtel devint la propriété du général américain Charles Hitchcock Sherrill (1867-1936), ambassadeur des États-Unis à Constantinople, qui y résida jusqu’à sa mort avec son épouse. Après leur décès, le lieu fut occupé par le baron Élie de Rothschild et son épouse Liliane Fould-Springer dans les années 1970. Classé monument historique depuis le 4 juin 1975, il conserve la mémoire de ces fastes disparus.