Construction de l'hôtel 1644-1648 (≈ 1646)
Période confirmée par dendrochronologie, projet inachevé.
1650
Mort de Samuel Gaudon
Mort de Samuel Gaudon 1650 (≈ 1650)
Arrêt des travaux à sa disparition.
1853
Donation à la commune
Donation à la commune 1853 (≈ 1853)
Transformation en hospice pour 140 ans.
11 juillet 1942
Classement monument historique
Classement monument historique 11 juillet 1942 (≈ 1942)
Inscription officielle des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments du XVIIe siècle (cad. B2) : inscription par arrêté du 11 juillet 1942
Personnages clés
Samuel Gaudon (sieur de la Rallière) - Propriétaire et commanditaire
Protestant fortuné, proche de Mazarin.
Louis-Joseph Dauphin - Donateur en 1853
Offrit l’hôtel à la commune.
Origine et histoire
L’hôtel de la Rallière, aussi appelé château de la Rallière, est un hôtel particulier du XVIIe siècle situé à Preuilly-sur-Claise, en région Centre-Val de Loire. Initialement attribué aux années 1630, des études récentes, dont une analyse dendrochronologique, ont démontré que sa construction s’est déroulée entre 1644 et 1648. Le pavillon sud, dont les bois furent abattus en 1646-1647, suggère une mise en place définitive vers 1647. Le projet, commandé par Samuel Gaudon, sieur de la Rallière, resta inachevé à sa mort en 1650.
Samuel Gaudon, protestant fortuné et proche de Mazarin, était un fermier aux entrées de Paris, compromis dans la Fronde. Son ambition de reconstruire Preuilly-sur-Claise à l’image de Richelieu n’a jamais été prouvée. Le bâtiment, composé de trois corps inégaux, devait initialement inclure deux pavillons supplémentaires pour une symétrie parfaite. Son pavillon central, doté d’un dôme à l’impériale, témoigne de cette ambition architecturale interrompue.
Classé monument historique en 1942, l’hôtel devint un hospice en 1853 grâce à une donation de Louis-Joseph Dauphin à la commune. Pendant près de 140 ans, il servit cette fonction avant de retrouver son statut patrimonial. Aujourd’hui, il se distingue par son escalier à balustres et son histoire mêlant pouvoir, religion et architecture inaboutie.