Crédit photo : Albertvillanovadelmoral - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1635
Rénovation par Simon Levesville
Rénovation par Simon Levesville 1635 (≈ 1635)
Transformation pour Pierre de Guilleminet.
1776-1777
Refonte par Jean Antoine Giral
Refonte par Jean Antoine Giral 1776-1777 (≈ 1777)
Pour la Société royale des Sciences.
1776-1796
Période d'activité scientifique
Période d'activité scientifique 1776-1796 (≈ 1786)
Emblèmes ajoutés sur le portail.
1846
Ajout du blason moderne
Ajout du blason moderne 1846 (≈ 1846)
Cartouche armorié postérieur.
16 mars 1964
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 16 mars 1964 (≈ 1964)
Protection du portail et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sur rue, y compris les vantaux et le marteau en fer forgé ; escalier et sa rampe en fer forgé (cad. L 2258) : inscription par arrêté du 16 mars 1964
Personnages clés
Simon Levesville - Architecte
Rénove le bâtiment en 1635.
Pierre de Guilleminet - Greffier aux États du Languedoc
Commanditaire des travaux de 1635.
Jean Antoine Giral - Architecte
Refond le bâtiment en 1776-1777.
Origine et histoire
L’Hôtel de la Société royale des Sciences à Montpellier est un quadrilatère à cour centrale, dont la construction s’échelonne entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Les emblèmes scientifiques ornant son portail (livre ouvert, mappemonde, compas, équerre) attestent de son lien avec la Société Royale des Sciences, active entre 1776 et 1796. Le cartouche armorié, ajouté bien plus tard, contraste avec ces éléments d’origine. L’escalier intérieur, à volées droites autour d’un noyau ovale évidé, pourrait dater du XVIIe siècle, tandis que les maçonneries conservent des traces médiévales, comme des arcs noyés au rez-de-chaussée.
Le portail rectangulaire, encadré de pilastres nus surmontés de consoles à feuilles sculptées, mène à une cour irrégulière. L’architrave porte un blason moderne postérieur à 1846, tandis que l’escalier, initialement une tourelle à vis remplacée au XVIIe siècle, se distingue par ses demi-noyaux creux distribuant une lumière naturelle. La rampe en fer forgé, composée de panneaux à volutes et fers ondulés, reflète un savoir-faire artisanal d’époque. Ce bâtiment, à l’origine une demeure médiévale remaniée en 1635 par Simon Levesville pour Pierre de Guilleminet, fut refondu en 1776-1777 par Jean Antoine Giral pour la Société royale des Sciences.
Classé Monument Historique en 1964, l’Hôtel protège spécifiquement son portail (y compris vantaux et marteau en fer forgé) et son escalier. Son plan rectangulaire et sa façade sobre masquent une histoire complexe, mêlant héritage médiéval, transformations Renaissance, et vocation scientifique des Lumières. La précision de sa localisation reste approximative (note : 5/10), mais son adresse officielle, 31 rue de l’Aiguillerie, en fait un repère du patrimoine montpelliérain.
Les éléments architecturaux, comme les arcs rampants des demi-noyaux de l’escalier ou les symboles scientifiques en relief, illustrent l’évolution des usages du bâtiment. De demeure privée à siège d’une société savante, il incarne les mutations culturelles du Languedoc entre Ancien Régime et Révolution. Les vestiges médiévaux, bien que partiels, rappellent son ancrage dans un quartier historique de Montpellier, marqué par l’activité des États du Languedoc.
L’inscription au titre des Monuments Historiques souligne la valeur patrimoniale de ses décors intérieurs et extérieurs, notamment la ferronnerie de la rampe, typique du XVIIIe siècle. Le blason post-1846 témoigne d’une réappropriation ultérieure, tandis que les outils scientifiques sculptés évoquent l’esprit encyclopédique de son âge d’or. Ce monument, à la croisée des époques, offre un exemple rare d’adaptation architecturale au service de la connaissance.
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