Création de l'atelier monétaire 1418 (≈ 1418)
Ouverture par Charles VII pendant la guerre.
1456 (ou 1507)
Fermeture probable de l'atelier
Fermeture probable de l'atelier 1456 (ou 1507) (≈ 1507)
Fin d'activité avant l'incendie de 1514.
1514
Incendie partiel
Incendie partiel 1514 (≈ 1514)
Destruction partielle de l'atelier original.
1646
Rétablissement de la monnaie
Rétablissement de la monnaie 1646 (≈ 1646)
Ordre de Louis XIII pour un nouvel atelier.
fin XVIIe siècle
Construction du portail
Construction du portail fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Style classique avec fronton triangulaire.
XVIIIe siècle
Ajout des rampes en fer forgé
Ajout des rampes en fer forgé XVIIIe siècle (≈ 1850)
Escaliers extérieur et intérieur ornés.
1981
Protection partielle
Protection partielle 1981 (≈ 1981)
Inscription des façades et escaliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades y compris le portail d'entrée sur rue et toitures ; escalier sur cour à double volée avec sa grille en fer forgé ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé (cad. BI 66) : inscription par arrêté du 28 décembre 1981
Personnages clés
Charles VII - Roi de France
Fonda l'atelier monétaire en 1418.
Louis XIII - Roi de France
Ordonna le rétablissement en 1646.
Origine et histoire de l'Hôtel de la Vieille Monnaie
L’Hôtel de la Vieille Monnaie à Orléans trouve ses origines dans la guerre de Cent Ans, lorsque Charles VII installa un atelier monétaire temporaire en 1418. Cet atelier, actif jusqu’en 1456 (voire 1507), fut partiellement détruit par un incendie en 1514. Sa fonction monétaire fut rétablie en 1646 sous Louis XIII, marquant le début de sa transformation en un bâtiment durable.
Le portail d’entrée, daté de la fin du XVIIe siècle, présente un style classique avec un arc en plein cintre, des bossages et un fronton triangulaire. La cour intérieure, pavée, est bordée par un logis et deux ailes en retour d’équerre. Un escalier extérieur à double révolution, orné d’une rampe en fer forgé du XVIIIe siècle, mène à une porte-fenêtre. Les façades, marquées par des chaînes d’angle et des lucarnes à frontons, reflètent les modifications architecturales successives.
À l’intérieur, un escalier en bois avec une rampe en fer forgé du XVIIIe siècle conduit à l’étage, où une lettre « O » – symbole des monnaies orléanaises – est gravée sur le palier. Ce détail rappelle l’usage originel du lieu, lié à la frappe monétaire. Les sous-sols, accessibles par trois grandes portes, pourraient avoir servi de réserves ou d’ateliers. L’ensemble, partiellement protégé depuis 1981, illustre l’évolution d’un site industriel royal en un hôtel urbain.
Les éléments protégés incluent les façades, le portail, les toitures, ainsi que les escaliers extérieurs et intérieurs avec leurs rampes en fer forgé. Ces caractéristiques architecturales et historiques en font un témoignage rare des activités monétaires en Val de Loire, entre Renaissance et époque moderne.