Frise chronologique
1680
Achat par Madame de Maintenon
Achat par Madame de Maintenon
1680 (≈ 1680)
Acquisition auprès du charpentier Dufat.
1708
Don à sa nièce Noailles
Don à sa nièce Noailles
1708 (≈ 1708)
Transmission avant revente en 1709.
1709
Reconstruction probable
Reconstruction probable
1709 (≈ 1709)
Vente à Jean-Michel Didier, initiales MD.
7 août 1974
Classement partiel
Classement partiel
7 août 1974 (≈ 1974)
Protection des façades et escalier.
Fin XIXe siècle
Ajout du balcon
Ajout du balcon
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Modification de la façade principale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue ; garde-corps en fer forgé des fenêtres du premier étage de la façade sur jardin ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé (cad. 1970 AI 427) : inscription par arrêté du 7 août 1974
Personnages clés
| Madame de Maintenon - Propriétaire initiale |
Acheteuse en 1680, donatrice en 1708. |
| Mademoiselle de Noailles - Bénéficiaire du don |
Nièce de Madame de Maintenon. |
| Jean-Michel Didier - Acquéreur en 1709 |
Chef du gobelet du roi. |
| Dufat - Ancien propriétaire |
Charpentier du roi, vendeur en 1680. |
Origine et histoire
L’hôtel de Madame de Maintenon, situé à Saint-Germain-en-Laye, est une maison acquise en 1680 par Madame de Maintenon auprès d’un charpentier du roi nommé Dufat. Ce bâtiment, typique de l’architecture civile des XVIIe et XVIIIe siècles, reflète les transformations urbaines et sociales de cette période dans la région parisienne.
En 1708, Madame de Maintenon offrit cette demeure à sa nièce, Mademoiselle de Noailles, qui la revendit dès l’année suivante à Jean-Michel Didier, chef du gobelet du roi. Une reconstruction partielle eut probablement lieu à cette époque, comme en témoignent les initiales « MD » gravées sur l’escalier, ainsi que le style architectural de certains éléments intérieurs.
Au XIXe siècle, des modifications notables furent apportées, notamment l’ajout d’un balcon courant sur toute la façade, caractéristique de cette période. L’édifice est aujourd’hui protégé pour ses éléments remarquables : la façade et la toiture sur rue, les garde-corps en fer forgé des fenêtres du premier étage, ainsi que l’escalier intérieur et sa rampe, classés par arrêté du 7 août 1974.
Ce monument illustre l’évolution des résidences aristocratiques en Île-de-France, entre héritage du classicisme du XVIIe siècle et adaptations ultérieures. Son histoire est étroitement liée à des figures proches de la cour de Louis XIV, reflétant les réseaux d’influence et les pratiques architecturales de l’époque.