Frise chronologique
1820
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1820 (≈ 1820)
Par Jean-Joseph-Pierre-Augustin Lapeyrière sur des dépendances morcelées.
1822
Vente à Catherine-Joséphine Duchesnois
Vente à Catherine-Joséphine Duchesnois
1822 (≈ 1822)
L'hôtel prend le nom de son acquéreuse.
1834-1835
Changement de propriétaires
Changement de propriétaires
1834-1835 (≈ 1835)
Passé à Gozzoli puis à Van Caneghem.
23 mars 1844
Vente à la princesse de Wagram
Vente à la princesse de Wagram
23 mars 1844 (≈ 1844)
Acquisition par la famille Clary.
1887
Transmission à Anna Murat
Transmission à Anna Murat
1887 (≈ 1887)
Héritage de la petite-fille de la princesse.
1896
Vente au docteur Berlioz
Vente au docteur Berlioz
1896 (≈ 1896)
Dernier propriétaire connu avant le XXe siècle.
26 octobre 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
26 octobre 1927 (≈ 1927)
Inscription des façades et décoration intérieure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur jardin ; décoration de la chambre à coucher du 18s : inscription par arrêté du 26 octobre 1927
Personnages clés
| Jean-Joseph-Pierre-Augustin Lapeyrière - Receveur général et constructeur |
A fait construire l'hôtel en 1820. |
| Catherine-Joséphine Duchesnois - Actrice et propriétaire |
Acheteuse en 1822, donne son nom. |
| Séraphin Van Caneghem - Ancien consul de Hollande |
Propriétaire en 1835, constitua l'hôtel en dot. |
| Princesse de Wagram - Propriétaire aristocrate |
Acheteuse en 1844, née Clary. |
| Anna Murat - Héritière de la princesse |
Propriétaire en 1887, mariée au comte Goluchowski. |
| Docteur Berlioz - Dernier propriétaire connu |
Acquiert l'hôtel en 1896. |
Origine et histoire
L’hôtel de Mademoiselle Duchesnois est un hôtel particulier parisien construit au début du XIXe siècle. Situé au 3 rue de la Tour-des-Dames dans le 9e arrondissement, il fut édifié en 1820 par Jean-Joseph-Pierre-Augustin Lapeyrière, receveur général, sur une partie des dépendances de son propre hôtel de Valentinois, qu’il avait morcelé. Ce bâtiment illustre l’architecture résidentielle bourgeoise de l’époque, avec des façades sur rue et sur jardin, ainsi qu’une décoration intérieure remarquable, notamment dans la chambre à coucher du XVIIIe siècle.
En 1822, l’hôtel fut acquis par Catherine-Joséphine Duchesnois, actrice célèbre de la Comédie-Française, qui lui donna son nom. Il changea ensuite plusieurs fois de propriétaires : en 1834, il passa à Gervais-Gaspard-Philippe Gozzoli et son épouse, puis en 1835 à Séraphin Van Caneghem, ancien consul de Hollande à Canton. Ce dernier le constitua en dot pour sa fille adoptive lors de son mariage avec le marquis de Canisy. Ces transactions reflètent les dynamiques sociales et économiques de la bourgeoisie parisienne sous la Restauration et la Monarchie de Juillet.
En 1844, l’hôtel fut vendu à la princesse de Wagram, née Clary, avant d’échoir en 1887 à sa petite-fille, Anna Murat, mariée au comte Goluchowski. Il fut finalement acquis en 1896 par le docteur Berlioz. Classé monument historique en 1927 pour ses façades et sa décoration intérieure, l’hôtel témoigne de l’histoire architecturale et sociale de Paris au XIXe siècle, mêlant patrimoine aristocratique et bourgeois.
Aujourd’hui, l’hôtel de Mademoiselle Duchesnois reste un exemple préservé de l’héritage immobilier parisien du début du XIXe siècle. Son inscription au titre des monuments historiques en 1927 souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour ses éléments architecturaux et décoratifs, comme la chambre à coucher du XVIIIe siècle. Bien que sa localisation exacte soit parfois sujette à des approximations géographiques, son adresse officielle au 3 rue de la Tour-des-Dames en fait un repère dans le paysage urbain du 9e arrondissement.