Hôtel de Maquillé à Angers en Maine-et-Loire

Hôtel de Maquillé

  • 49100 Angers
Hôtel de Maquillé
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Hôtel de Maquillé
Hôtel de Maquillé
Hôtel de Maquillé
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1779
Propriété de Bucher de Chauvigné
1788
Reconstruction de l'hôtel
1927
Réaménagement de la garde-robe
Deuxième quart du XIXe siècle
Modification de la couverture
1977-1978
Restauration intérieure
9 novembre 1984
Inscription aux monuments historiques
1999-2001
Travaux extérieurs
2004-2005
Campagne intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; portail sur la rue du Cornet ; escalier avec sa rampe en fer forgé ; les pièces suivantes avec leur décor : l'ancienne salle à manger avec son poêle en faïence, l'ancienne chambre de Madame de Maquillé (cad. BR 336) : inscription par arrêté du 9 novembre 1984

Personnages clés

Anselme René Bucher de Chauvigné Propriétaire de l'ancien hôtel des Esmereaux en 1779.
Antoine Séraphin de Maquillé Propriétaire pour qui l'hôtel a été reconstruit à partir de 1788.
Michel Bardoul de la Bigottière Architecte angevin ayant réalisé l'hôtel de Maquillé.
Henri Jamard Architecte ayant réaménagé la garde-robe en 1927.
Georges Fortin Banquier pour qui la garde-robe a été réaménagée.
Marie Pierre Adrien Francastel Représentant en mission ayant occupé l'hôtel pendant la Révolution.
Général Hoche A utilisé l'hôtel comme quartier général le 24 Floréal An IV.

Origine et histoire

L'hôtel de Maquillé est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé dans le centre-ville d'Angers, dans le département de Maine-et-Loire. Il remplace l'ancien hôtel du prévôt de Craon, devenu au XVIIIe siècle l'hôtel des Esmereaux, dont Anselme René Bucher de Chauvigné fut propriétaire en 1779. Reconstruit à partir de 1788 pour Antoine Séraphin de Maquillé, il a été réalisé par l'architecte angevin Michel Bardoul de la Bigottière. L'élévation antérieure se distingue par un ordre colossal qui rythme la façade, et les pièces principales du premier étage présentent un riche décor stuqué; la salle à manger et la chambre de Madame de Maquillé sont peintes en faux marbre et cette dernière conserve des trumeaux figurés. L'escalier intérieur et plusieurs cheminées, situés dans les pièces de service du rez-de-chaussée et dans les chambres du deuxième étage, sont d'origine. La garde-robe de Madame de Maquillé, installée en hors-oeuvre sur la cour, est légèrement postérieure et semble liée à l'extension des communs sur la cour arrière. Au deuxième quart du XIXe siècle, la couverture en terrasse du logis, alors revêtue de cuivre, ainsi que le belvédère de l'escalier furent remplacés par un toit en pavillon et une verrière zénithale. Le cadastre relève déjà en 1840 l'envahissement de la cour postérieure par des constructions annexes. La garde-robe fut intégralement réaménagée en 1927 par l'architecte Henri Jamard pour le banquier Georges Fortin. Durant les années 1970, l'antichambre du premier étage perdit son décor et une partie des communs fut démolie. Une restauration intérieure du premier étage eut lieu en 1977-1978; les extérieurs ont ensuite fait l'objet de travaux en 1999-2001, suivis d'une nouvelle campagne intérieure en 2004-2005 portant sur le rez-de-chaussée, l'escalier et le deuxième étage, ces interventions s'inscrivant dans une période de restauration menée entre 1999 et 2005. L'édifice est accessible depuis la rue du Cornet (entrée principale, n°18) et la rue du Canal (10 bis) et accueille le service territorial de l'architecture et du patrimoine du département. Pour ses façades et toitures, son portail sur la rue du Cornet, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, ainsi que pour l'ancienne salle à manger avec son poêle en faïence et l'ancienne chambre de Madame de Maquillé, l'hôtel est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 9 novembre 1984. Par ailleurs, pendant la Révolution, les représentants en mission l'occupèrent, notamment Marie Pierre Adrien Francastel, et le 24 Floréal An IV il servit de quartier général à l'Armée des côtes de l'Océan du général Hoche.

Liens externes