Construction initiale 1640-1650 (≈ 1645)
Édification de l'hôtel particulier selon le modèle parisien.
1764
Acquisition par La Chalotais
Acquisition par La Chalotais 1764 (≈ 1764)
Louis-René Caradeuc de La Chalotais achète l'hôtel.
1765
Arrestation de La Chalotais
Arrestation de La Chalotais 1765 (≈ 1765)
La Chalotais est arrêté dans l'hôtel lors de l'affaire d'État.
1940-1944
Occupation par la Gestapo
Occupation par la Gestapo 1940-1944 (≈ 1942)
Le bâtiment est occupé par le Bureau de la Gestapo.
11 mai 2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 11 mai 2009 (≈ 2009)
La totalité du logis est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôtel, à savoir le logis en totalité, à l'exclusion des bâtiments de communs, cours et murs de clôture (cad. BE 332) : inscription par arrêté du 11 mai 2009
Personnages clés
Louis-René Caradeuc de La Chalotais
Procureur général du Parlement de Bretagne, propriétaire de l'hôtel à partir de 1764.
Duc d'Aiguillon
Adversaire de La Chalotais dans l'affaire d'État.
Origine et histoire de l'Hôtel de Marbeuf
L'hôtel de Marbeuf, dit aussi hôtel de Caradeuc, est un hôtel particulier situé 1, rue du Général-Maurice-Guillaudot, à l'est du centre de Rennes. Construit entre 1640 et 1650 à l'extérieur des remparts, il est l'une des rares constructions privées rennaises reprenant le modèle parisien « entre cour et jardin », traité ici de façon très classique. Propriété de la famille de Marbeuf pendant près d'un siècle, il est acquis en 1764 par Louis-René Caradeuc de La Chalotais, alors procureur général du Parlement de Bretagne. C'est dans cet hôtel que ce dernier est arrêté en 1765 lors de l'affaire d'État l'opposant au duc d'Aiguillon, et qu'il décède en 1785. Malgré ses diverses affectations au fil du temps, l'édifice conserve un bel ensemble de boiseries des XVIIe et XVIIIe siècles. Pendant l'Occupation (1940-1944), le bâtiment a été occupé par le Bureau de la Gestapo. La totalité du logis est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 11 mai 2009. On y remarque la façade, les armes de la famille de Marbeuf sur le fronton et, en avant, la chapelle des Missionnaires avec sa grille et une dépendance.