Frise chronologique
1620
Fondation du refuge
Fondation du refuge
1620 (≈ 1620)
Achat de deux maisons par Jean de Joncquoy
1626
Construction du porche
Construction du porche
1626 (≈ 1626)
Seul vestige des bâtiments originels
1710–1720
Reconstruction centrale
Reconstruction centrale
1710–1720 (≈ 1715)
Partie centrale et aile nord édifiées
1804
Acquisition par les Boniface
Acquisition par les Boniface
1804 (≈ 1804)
Famille industrielle propriétaire jusqu’au XXe
3 novembre 1958
Classement monument historique
Classement monument historique
3 novembre 1958 (≈ 1958)
Sauvé de la destruction par la famille
1964
Fondation de *Renaissance du Lille Ancien*
Fondation de *Renaissance du Lille Ancien*
1964 (≈ 1964)
Association de sauvegarde créée dans l’hôtel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Marchiennes (cad. B 2042) : classement par arrêté du 3 novembre 1958
Personnages clés
| Jean de Joncquoy - Abbé de Marchiennes |
Fonda le refuge en 1620 |
| Famille Boniface - Propriétaires industriels (1804–XXe) |
Obtint le classement en 1958 |
Origine et histoire
L’hôtel de Marchiennes est un hôtel particulier situé au 191 rue Pierre-Mauroy à Lille, dans le département du Nord (Hauts-de-France). À l’origine, il servait de refuge urbain pour l’abbaye de Marchiennes, permettant à l’abbé et aux moines de séjourner en ville. Fondé en 1620 par l’abbé Jean de Joncquoy à partir de deux maisons acquises auprès des Minimes, seul son porche (daté de 1626) subsiste aujourd’hui. Les bâtiments actuels, de style classique français, furent édifiés entre 1710 et 1720 pour la partie centrale et l’aile nord, puis complétés au XIXe siècle par l’aile sud.
Classé monument historique le 3 novembre 1958 grâce à l’intervention de la famille Boniface (propriétaire depuis 1804), l’hôtel échappa à la destruction prévue lors de la rénovation du quartier Saint-Sauveur. Il devint un symbole de préservation patrimoniale, abritant en 1964 la fondation de l’association Renaissance du Lille Ancien. Son architecture, organisée autour d’une cour centrale avec trois ailes, illustre l’influence du classicisme français après le rattachement de Lille à la France.
Malgré sa protection, l’hôtel subît des pressions urbaines : en 1958, une barre d’immeubles fut construite à sa droite, puis en 2013, les copropriétaires ne purent empêcher l’édification d’un bâtiment de 5 étages à sa gauche. Ces épisodes reflètent les tensions entre préservation patrimoniale et développement urbain moderne. Le porche de 1626 et les façades du XVIIIe siècle restent les éléments les plus emblématiques du site, témoins de son histoire abbatiale et de sa transformation en résidence aristocratique.