Frise chronologique
1873
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1873 (≈ 1873)
Bâti pour Gustave de Rothschild par Aldrophe.
1972
Rachat par l’État
Rachat par l’État
1972 (≈ 1972)
Devenu résidence des hôtes étrangers.
1978
Visite de Ceaușescu
Visite de Ceaușescu
1978 (≈ 1978)
Vol présumé de mobilier.
2 août 1992
Classement monument historique
Classement monument historique
2 août 1992 (≈ 1992)
Protection intégrale de l’édifice.
2007
Visite de Kadhafi
Visite de Kadhafi
2007 (≈ 2007)
Installation d’une tente controversée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel (cad. 08-03 BO 11) : classement par arrêté du 20 août 1992
Personnages clés
| Gustave de Rothschild - Premier propriétaire |
Baron commanditaire de la construction. |
| Alfred-Philibert Aldrophe - Architecte |
Concepteur de l’hôtel en 1873. |
| Albert Claude Philippe Cruchet - Décorateur intérieur |
Fils de Michel-Victor Cruchet. |
| Georges Pompidou - Président de la République |
Initiateur du rachat en 1972. |
| Nicolae Ceaușescu - Hôte controversé |
Accusé de vol en 1978. |
| Mouammar Kadhafi - Hôte controversé |
Tente installée en 2007. |
Origine et histoire
L’hôtel de Marigny est un hôtel particulier parisien édifié en 1873 par l’architecte Alfred-Philibert Aldrophe pour le baron Gustave de Rothschild, membre de la célèbre famille bancaire. Situé au 23 avenue de Marigny dans le 8e arrondissement, à proximité du palais de l’Élysée, il incarne le style néo-Louis XV avec une façade classique ornée de colonnes corinthiennes et d’un fronton triangulaire. Les initiales « RF » gravées dans les pièces rappellent ses premiers propriétaires, Rothschild Frères, et non la République française.
Acquis par l’État en 1972 sous la présidence de Georges Pompidou, l’hôtel devient la résidence officielle des hôtes étrangers du président de la République, remplaçant le Grand Trianon utilisé depuis 1959. Classé monument historique en 1992, il accueille des personnalités controversées, comme Nicolae Ceaușescu en 1978, accusé d’avoir volé des éléments du mobilier, ou Mouammar Kadhafi en 2007, qui y installa une tente dans le parc, suscitant une polémique.
L’édifice se distingue par son portail imposant, son corps de logis encadré de pavillons saillants, et une aile en retour. Son décor intérieur, conçu par Albert Claude Philippe Cruchet, reflète le faste de la Belle Époque. Depuis son rachat, l’hôtel symbolise le prestige diplomatique français, tout en conservant des traces de son histoire privée, comme les initiales des Rothschild encore visibles.
Le site, desservi par les stations de métro Concorde et Champs-Élysées-Clemenceau, est voisin de la gare des Invalides. Son classement au titre des monuments historiques en 1992 protège l’intégralité de l’édifice (cadastre 08-03 BO 11), soulignant son importance patrimoniale et architecturale.