Hôtel de Marsan ou Carré de Candé à La Rochelle en Charente-Maritime

Hôtel de Marsan ou Carré de Candé

  • 17000 La Rochelle
Hôtel de Marsan ou Carré de Candé
Hôtel de Marsan ou Carré de Candé
Crédit photo : Patrick Despoix - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1617
Légation à l'hôpital
1626-1629
Résidence de la duchesse
XVIe siècle
Construction initiale
XIXe siècle
Surélévation du corps central
Fin du XVIIIe siècle
Reconstruction de l'hôtel
24 octobre 1997
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'hôtel avec son portail, son grand salon axial et ses boiseries, ainsi que sa cage d'escalier y compris l'escalier et sa rampe de ferronnerie (cad. AC 75) : inscription par arrêté du 24 octobre 1997

Personnages clés

François-Charles Carré de Candé Propriétaire ayant fait reconstruire l'hôtel à la fin du XVIIIe siècle.
Catherine de Parthenay Duchesse de Rohan ayant résidé dans l'ancien hôtel pendant le siège de La Rochelle.
Louis XIII Roi ayant confisqué l'hôtel et l'ayant remis aux capucins.

Origine et histoire

L’hôtel Carré de Candé est un hôtel particulier de La Rochelle (Charente‑Maritime), reconstruit à la fin du XVIIIe siècle pour François‑Charles Carré de Candé à l’emplacement de l’ancien hôtel de Marsan datant du XVIe siècle. L’ancien hôtel avait été légué en 1617 à l’hôpital Saint‑Barthélémy puis, à partir de 1626 et pendant le siège de la ville, loué à Catherine de Parthenay, duchesse de Rohan, qui y résida avec sa fille Anne jusqu’en 1629. Peu avant la fin du siège, Louis XIII confisqua l’hôtel et le remit aux capucins, qui y célébrèrent une messe en sa présence puis envisagèrent sans suite d’y établir un couvent. Inoccupé par la suite, l’hôtel fut vendu en 1770 à François‑Charles Carré de Candé, qui fit raser l’ancien bâtiment et fit édifier l’édifice actuel. Le corps central a été surélevé au XIXe siècle. Le bâtiment suit un plan en U autour d’une vaste cour intérieure à deux pans coupés ; il comprenait à l’origine un sous‑sol et deux niveaux, auxquels s’est ajouté un troisième au XIXe siècle. La cage d’escalier, située dans l’aile ouest, présente un décor en stuc comprenant médaillons en camée, guirlandes et bas‑reliefs floraux, caractéristiques du style de transition, ainsi qu’une rampe de ferronnerie. Certaines pièces conservent leurs boiseries, le grand salon axial étant décoré dans un style néo‑classique. L’hôtel est une propriété privée et ne se visite pas. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 24 octobre 1997 pour ses façades et toitures, son portail, son grand salon axial et ses boiseries, ainsi que pour sa cage d’escalier, l’escalier et sa rampe.

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