Frise chronologique
1778
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1778 (≈ 1778)
Bâti par Firmin Perlin pour Jean-Joseph de Laborde.
1766-1790
Résidence de Mercy-Argenteau
Résidence de Mercy-Argenteau
1766-1790 (≈ 1778)
Ambassadeur impérial propriétaire de l'hôtel.
1827-1829
Transformation en immeuble
Transformation en immeuble
1827-1829 (≈ 1828)
Surélevé de trois étages sous la Restauration.
1890
Création de la salle des fêtes
Création de la salle des fêtes
1890 (≈ 1890)
Attribuée à Charles Garnier, plans signés Fernoux.
11 avril 1958
Inscription partielle aux monuments historiques
Inscription partielle aux monuments historiques
11 avril 1958 (≈ 1958)
Protection du patrimoine architectural.
2009-2012
Restructuration par DTACC
Restructuration par DTACC
2009-2012 (≈ 2011)
Modernisation avec conservation partielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Firmin Perlin - Architecte |
Concepteur de l'hôtel en 1778. |
| Jean-Joseph de Laborde - Banquier et premier propriétaire |
Commanditaire initial de l'hôtel. |
| Comte de Mercy-Argenteau - Ambassadeur impérial |
Propriétaire éponyme de 1778 à 1790. |
| Charles Garnier - Architecte attribué |
Associé à la salle des fêtes (1890). |
| Boieldieu et Rossini - Compositeurs résidents |
Ont vécu dans l'hôtel. |
Origine et histoire
L'hôtel de Mercy-Argenteau est un hôtel particulier édifié en 1778 par l'architecte Firmin Perlin pour le banquier Jean-Joseph de Laborde, avant d'être cédé au comte de Mercy-Argenteau, ambassadeur impérial à Paris de 1766 à 1790. Ce dernier, proche de Laborde, donna son nom à l'édifice. Situé au 16 bis boulevard Montmartre, il fait partie des premières constructions du boulevard et des rares encore conservées aujourd'hui, avec l'hôtel de Montholon. À l'origine, l'hôtel comportait deux étages, un vaste jardin et des communs, mais il perdit une grande partie de ces espaces pendant la Révolution française.
Sous la Restauration, entre 1827 et 1829, le corps principal de l'hôtel fut surélevé de trois étages, le transformant en un immeuble de rapport de six niveaux. Pour préserver l'enfilade des salons du bel étage, alors occupé par le Grand Cercle (un cercle mondain), deux escaliers latéraux furent ajoutés, reliés par des coursives éclairées par des puits de lumière. Cette configuration permit de créer des appartements de tailles variées aux étages supérieurs. En 1890, une salle des fêtes fut aménagée au-dessus de la cour, attribuée à Charles Garnier bien que les plans aient été signés par l'architecte Fernoux.
L'hôtel a conservé des éléments remarquables comme un vestibule monumental, un escalier d'honneur éclairé par un lanterneau, et un salon Louis XVI orné de colonnes corinthiennes. Il abritera plus tard les compositeurs Boieldieu et Rossini. Partiellement inscrit aux monuments historiques en 1958, il subit une restructuration majeure entre 2009 et 2012 par le cabinet DTACC, préservant les parties classées du premier étage mais modifiant la façade du rez-de-chaussée. Entre 2013 et 2019, il accueillit le siège de Mozilla, puis devint en 2024 un lieu d'expositions pour l'École des arts joaillers de Van Cleef & Arpels.