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Hôtel de Miramion à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Miramion à Paris

    47-53 Quai de la Tournelle
    75005 Paris

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1247
Fondation des Bernardins
1630 (vers)
Construction par Christophe Martin
1675
Achat par Madame de Miramion
1794
Dissolution de la communauté
1812
Installation de la Pharmacie centrale
1926
Classement monument historique
1934-2012
Musée de l’AP-HP
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Christophe Martin - Conseiller d’État et intendant des Écuries du Roi Premier propriétaire, commanditaire de l’hôtel.
Madame de Miramion - Fondatrice de la communauté des Miramiones Acheteuse en 1675, dédiée à la charité.
François Mansart - Architecte attribué Concepteur présumé de l’hôtel.
Étienne de Lexington - Abbé de Clairvaux Fondateur du monastère des Bernardins en 1247.

Origine et histoire

L’hôtel de Miramion est un hôtel particulier parisien édifié au XVIIe siècle dans l’enclos des Bernardins, un quartier marqué par l’enseignement théologique et la Réforme catholique. Ce terrain, autrefois occupé par des monastères comme celui des Bernardins fondé en 1247, voit se multiplier les constructions aristocratiques aux XVIe et XVIIe siècles. L’hôtel, initialement propriété de Christophe Martin, conseiller d’État et intendant des Écuries du Roi, est agrandi et transformé en demeure prestigieuse, attribuée à l’architecte François Mansart.

En 1675, Madame de Miramion, figure pieuse et proche de Vincent de Paul, acquiert l’hôtel pour y installer la communauté des Miramiones, dédiée à l’éducation des filles pauvres et aux soins des malades. Les sœurs y organisent des classes gratuites, des retraites spirituelles et fabriquent des remèdes, comme l’emplâtre des Miramiones. Après la mort de Madame de Miramion en 1696, la communauté perdure pendant un siècle avant d’être dissoute en 1794.

Sous la Révolution, l’hôtel devient un atelier d’armes, puis abrite la Pharmacie centrale des hospices de 1812 à la fin du XXe siècle. En 1926, ses façades et décors intérieurs sont classés monuments historiques. De 1934 à 2012, il accueille le Musée de l’AP-HP, dédié à l’histoire hospitalière, avant d’être vendu et renommé Enclos des Bernardins. Aujourd’hui, ce lieu emblématique du patrimoine parisien mêle histoire religieuse, médicale et architecturale.

Devenir actuel

Il a longtemps abrité le Musée de l'AP-HP, ainsi que certains services du siège de l'AP-HP.

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