Frise chronologique
1854
Création de l’avenue de l’Impératrice
Création de l’avenue de l’Impératrice
1854 (≈ 1854)
Cadre urbain de l’hôtel
1859
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1859 (≈ 1859)
Par l’architecte Thierry
26 novembre 1979
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques
26 novembre 1979 (≈ 1979)
Façades, toitures, fumoir et salon
décembre 1979
Installation de l’ambassade d’Angola
Installation de l’ambassade d’Angola
décembre 1979 (≈ 1979)
Nouvelle fonction diplomatique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures ; le fumoir au premier étage et le petit salon au deuxième étage avec leur décor de boiseries : inscription par arrêté du 26 novembre 1979
Personnages clés
| Madame de Monpelas - Commanditaire initiale |
Propriétaire à la construction |
| Thierry - Architecte |
Concepteur de l’hôtel |
| Duc de Nemours - Propriétaire ultérieur |
Ancien possesseur de l’hôtel |
| Monsieur Ephrussi - Propriétaire avec son épouse |
Acquéreur après le duc |
| Béatrice de Rothschild - Propriétaire, épouse d’Ephrussi |
Figure de la haute société |
Origine et histoire
L’Hôtel de Monpelas, situé au 19 avenue Foch dans le 16e arrondissement de Paris, fut édifié en 1859 par l’architecte Thierry pour Madame de Monpelas. Il s’inscrit parmi les derniers témoignages du cadre architectural de l’avenue de l’Impératrice, créée en 1854 sous le Second Empire. Son style reflète l’opulence des hôtels particuliers parisiens de cette époque, avec un corps de logis encadré de deux ailes basses et des décors intérieurs préservés, comme le fumoir et son salon aux boiseries remarquables.
Après avoir appartenu au duc de Nemours, l’hôtel fut acquis par Monsieur Ephrussi et son épouse, Béatrice de Rothschild, figure emblématique de la haute société parisienne. Depuis décembre 1979, il abrite l’ambassade de la République d’Angola. Les façades, toitures, ainsi que le fumoir et le petit salon (avec leurs boiseries, peut-être issues du château de Louveciennes) sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1979.
L’édifice incarne le faste de la bourgeoisie et de l’aristocratie du XIXe siècle, tout en témoignant des transformations urbaines haussmanniennes. Son architecture, mêlant classicisme et élégance, en fait un exemple représentatif des résidences privées de l’élite parisienne de l’époque, aujourd’hui reconverti en lieu diplomatique.