Frise chronologique
1581
Début de la construction
Début de la construction
1581 (≈ 1581)
Acquisition et démolition de la tour de Montmartin par Granvelle.
1586
Mort du cardinal Granvelle
Mort du cardinal Granvelle
1586 (≈ 1586)
Arrêt des travaux, hôtel inachevé.
1618
Vente à la municipalité
Vente à la municipalité
1618 (≈ 1618)
Rachat par la ville de Besançon.
1677
Résidence des gouverneurs
Résidence des gouverneurs
1677 (≈ 1677)
Logement du premier gouverneur militaire.
1734-1741
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs
1734-1741 (≈ 1738)
Écuries, prison militaire et aile supplémentaire.
1907
Transformation en maternité
Transformation en maternité
1907 (≈ 1907)
Devenir la maternité Berger.
7 novembre 1979
Classement monument historique
Classement monument historique
7 novembre 1979 (≈ 1979)
Inscription façade, toitures et portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toitures ; le portail sur rue (cad. AV 2) : inscription par arrêté du 7 novembre 1979
Personnages clés
| Antoine Perrenot de Granvelle - Cardinal et commanditaire |
Initiateur de la construction en 1581. |
| Richard Maire - Architecte bisontin |
Concepteur initial, mort en 1585. |
| Jean Maire - Architecte successeur |
Fils de Richard, reprend le chantier. |
| Thomas-François d’Oiselay - Héritier du cardinal |
Vend l’hôtel à Besançon en 1618. |
| Jacques Henri de Durfort - Premier gouverneur résident |
Occupe l’hôtel à partir de 1677. |
| Jean-Baptiste de Durfort - Duc de Duras |
Responsable des agrandissements en 1734. |
| Alphonse Delacroix - Architecte du XIXe siècle |
Reconstruit l’aile gauche en 1840. |
Origine et histoire
L’hôtel de Montmartin, situé à Besançon dans le Doubs, est un ancien hôtel particulier construit à la fin du XVIe siècle pour le cardinal Antoine Perrenot de Granvelle, figure majeure de la politique des Habsbourg. L’édifice remplace une tour médiévale acquise en 1581, dont la démolition permet d’élever un bâtiment Renaissance selon les plans de l’architecte bisontin Richard Maire. Les travaux, marqués par des fondations sur pilotis et une surélévation en 1584, sont interrompus par la mort du cardinal en 1586, laissant l’hôtel inachevé.
En 1618, la municipalité de Besançon rachète l’hôtel à l’héritier du cardinal, Thomas-François d’Oiselay. Le bâtiment connaît alors diverses affectations : académie d’équitation en 1653, résidence des gouverneurs militaires de Franche-Comté à partir de 1677, avec des réaménagements majeurs entre 1683 et 1685. Au XVIIIe siècle, l’arrivée du duc de Duras en 1734 nécessite la construction de nouvelles écuries et une prison militaire, tandis que le corps de logis est agrandi d’une aile en retour d’équerre. Les intérieurs sont embellis, comme en témoignent les dix glaces commandées en 1741 par le duc de Randan.
Vendu comme bien national en 1793, l’hôtel passe entre les mains des sœurs du Sacré-Cœur en 1823, qui y aménagent une chapelle et reconstruisent l’aile gauche en 1840. En 1907, il devient la maternité Berger, dépendante de l’hôpital Saint-Jacques, avant d’abriter son administration après 1973. Le portail du XVIIIe siècle, la façade et les toitures sont inscrits aux monuments historiques depuis 1979. L’hôtel a également accueilli des figures historiques comme Louis-Philippe d’Orléans et servi de cadre à l’assemblée des États de Franche-Comté en 1788-1789.