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Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1514-1544
Maison du juge-mage
Maison du juge-mage 1514-1544 (≈ 1529)
Un juge-mage de Nîmes possédait sa maison à cet emplacement.
1673
Acquisition par Isaac de Possac
Acquisition par Isaac de Possac 1673 (≈ 1673)
Isaac de Possac achète l'hôtel, qui restera dans sa famille jusqu'en 1920-1921.
XVIIe siècle
Rebâtissement de l'hôtel
Rebâtissement de l'hôtel XVIIe siècle (≈ 1750)
L'hôtel de Possac a été rebâti au XVIIe siècle.
1964
Inscription de la rampe d'escalier
Inscription de la rampe d'escalier 1964 (≈ 1964)
La rampe d'escalier en fer forgé est inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rampe d'escalier en fer forgé (cad. L 226) : inscription par arrêté du 28 avril 1964
Personnages clés
Isaac de Possac
Propriétaire de l'hôtel à partir de 1673, sa famille le conserva jusqu'en 1920-1921.
Estienne Chauvin
Artisan attribué à la rampe d'escalier en fer forgé.
Origine et histoire de l'Hôtel de Possac
L'hôtel de Possac est un édifice civil de Nîmes (Gard, Languedoc-Roussillon), situé 18 rue de l'Horloge et 1 rue du Grand Couvent ; la rampe d'escalier en fer forgé de sa cour intérieure est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1964. Entre 1514 et 1544, le juge-mage de Nîmes possédait sa maison à cet emplacement ; l'hôtel semble avoir été rebâti au XVIIe siècle. Il a appartenu successivement aux Scatisse, famille nîmoise d'origine italienne, puis aux Montcalm de Saint-Véran au début du XVIe siècle, aux Génas, aux Possac et enfin aux Lauret ; Isaac de Possac en fit l'acquisition en 1673 et la famille Possac conserva la propriété jusqu'en 1920-1921. La façade principale, sur la rue de l'Horloge, s'élève sur rez-de-chaussée et deux étages ; elle est dominée par une grande corniche et une frise ornée de rinceaux. La porte d'entrée rectangulaire présente un encadrement saillant et mouluré, décoré aux angles supérieurs de feuilles ou palmettes, et la corniche porte des masques de lions. Un passage donne sur l'angle d'une cour à peu près carrée où se trouve, à droite, l'escalier ; sa base repose sur des plates-bandes appareillées soutenues par des piliers. Au premier étage, une galerie à balustres est éclairée par trois grands arcs en plein cintre, disposition qui se répète au deuxième étage. Les galeries de l'escalier sont séparées de la cour par des balustres de pierre et, du côté de la cage, bordées par un appui en ferronnerie qui prolonge la rampe. La rampe en fer forgé, attribuée à Estienne Chauvin, se compose de petits panneaux identiques où dominent des volutes très enroulées enrichies de petits feuillages aux assemblages ; à mi-hauteur, de petits enroulements ponctués de marguerites créent un mouvement ondulé. L'encadrement supérieur se relie à la main-courante par des rinceaux du même type, toujours assortis d'une longue feuille et d'une petite marguerite ou rosace au centre des volutes.