Construction initiale 1778–1781 (≈ 1780)
Bâtiment érigé par Louis de La Brière.
1790
Création de la préfecture
Création de la préfecture 1790 (≈ 1790)
Installation dans l’Hôtel de Marisy.
1794
Réaffectation du bâtiment
Réaffectation du bâtiment 1794 (≈ 1794)
Siège préfectoral après vente.
1892
Incendie majeur
Incendie majeur 1892 (≈ 1892)
Destruction partielle du bâtiment.
1894–1899
Reconstruction
Reconstruction 1894–1899 (≈ 1897)
Travaux post-incendie, réouverture en 1896.
1er décembre 1988
Classement partiel
Classement partiel 1er décembre 1988 (≈ 1988)
Façades, toitures, grille et lions protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur la cour d'honneur (façade principale et ailes en retour d'équerre) ; toitures du bâtiment 19S ; grille d'entrée en fer forgé (avec son fronton) ; deux lions du sculpteur Valtat (cad. CD 1) : inscription par arrêté du 1er décembre 1988
Personnages clés
Louis de La Brière - Architecte
Conçoit le bâtiment (1778–1781).
Valtat - Sculpteur
Auteur des deux lions classés.
BROUARD - Maître d'œuvre (reconstruction)
Responsable des travaux post-1892.
Origine et histoire de l'Hôtel de préfecture
L’hôtel de préfecture de l’Aube trouve ses origines à la fin du XVIIIe siècle, lorsque l’architecte parisien Louis de La Brière construit entre 1778 et 1781 un édifice pour remplacer l’ancienne abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains, les églises Saint-Jacques et un cimetière, détruits après l’incendie de 1188. Ce bâtiment, initialement conçu pour un usage non préfectoral, est réaffecté en 1794 après la vente de l’Hôtel de Marisy, premier siège temporaire de la préfecture créée en 1790 avec les départements. La critique publique au début du XIXe siècle pousse à sa modernisation, notamment par l’ajout d’une cour d’honneur fermée d’une grille, conservée jusqu’à l’incendie de 1892.
La reconstruction après l’incendie de 1892 s’étale de 1894 à 1899, bien que la préfecture réintègre les lieux dès 1896. Le bâtiment subit des modifications sous l’Occupation allemande, comme le vol d’un médaillon de bronze remplacé par une horloge. Une restructuration majeure intervient dans les années 1980, avant son inscription partielle aux monuments historiques le 1er décembre 1988 : façades sur cour, toitures du XIXe siècle, grille en fer forgé et deux lions sculptés par Valtat. Aujourd’hui, il incarne à la fois le pouvoir administratif et un patrimoine architectural marqué par les aléas historiques.
Le site se distingue aussi par son emplacement sur la place de la Libération à Troyes, dans un département où l’administration préfectorale a connu plusieurs déménagements. Les éléments protégés reflètent l’évolution des goûts et des besoins institutionnels, depuis le néoclassicisme de La Brière jusqu’aux adaptations contemporaines. La grille d’entrée et les lions de Valtat symbolisent notamment le prestige républicain post-révolutionnaire, tandis que les incendies successifs ont façonné son identité actuelle.