Début des travaux 1866 (≈ 1866)
Lancement du chantier par J. Gardès.
1870
Interruption des travaux
Interruption des travaux 1870 (≈ 1870)
Guerre franco-allemande stoppe la construction.
1er avril 1880
Achèvement du bâtiment
Achèvement du bâtiment 1er avril 1880 (≈ 1880)
Réception définitive du chantier.
1944 et 1954
Transformations de la salle du Conseil
Transformations de la salle du Conseil 1944 et 1954 (≈ 1954)
Modifications intérieures post-seconde guerre mondiale.
4 mai 2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 mai 2000 (≈ 2000)
Protection de l’ensemble architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel et dépendances : totalité de l'hôtel de la Préfecture proprement dit, des deux pavillons et de la grille d'entrée, des anciennes écuries, du parc ; bâtiment initial des bureaux : façades et toitures, hall d'entrée, escalier d'honneur, ancienne salle du conseil général (cad. BI 231) : inscription par arrêté du 4 mai 2000
Personnages clés
J. Gardès - Architecte
Auteur des plans initiaux (1864).
Origine et histoire de l'Hôtel de préfecture
L’hôtel de préfecture de la Corrèze, situé à Tulle en Nouvelle-Aquitaine, est un bâtiment administratif construit dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il incarne l’architecture éclectique de l’époque, mêlant des influences des châteaux Louis XIII. Son emplacement, au 1 rue Souham, en fait un repère central dans la ville, tant par sa fonction que par son style architectural marqué.
La construction de l’édifice débute en 1866 selon les plans de l’architecte J. Gardès, mais elle est interrompue en 1870 en raison de la Guerre franco-allemande. Les travaux reprennent après le conflit, et le bâtiment est finalement achevé en 1880. Le projet initial prévoyait un bâtiment rectangulaire flanqué de deux pavillons en retour d’équerre, avec un avant-corps central. Les façades, inspirées des modèles Louis XIII, reflètent le goût de l’époque pour les références historiques stylisées.
En 1944 et 1954, la salle du Conseil général subit des transformations, adaptant partiellement l’espace aux besoins administratifs modernes. L’ensemble, incluant l’hôtel proprement dit, les pavillons, la grille d’entrée, les anciennes écuries et le parc, est inscrit aux monuments historiques le 4 mai 2000. Ce classement souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire locale.
Le bâtiment illustre également les défis de la construction publique au XIXe siècle, marquée par des interruptions liées aux conflits nationaux. Son style éclectique, combinant rigueur classique et ornements inspirés du passé, en fait un exemple représentatif des préfectures de cette période, conçues pour affirmer l’autorité de l’État tout en s’intégrant au tissu urbain existant.