Frise chronologique
1800
Installation initiale
Installation initiale
1800 (≈ 1800)
Préfecture dans l’ancien palais épiscopal.
1807-1809
Transformation du collège des Jésuites
Transformation du collège des Jésuites
1807-1809 (≈ 1808)
Travaux dirigés par Louis Combes.
1859-1864
Construction du nouvel hôtel
Construction du nouvel hôtel
1859-1864 (≈ 1862)
Dirigé par Bouillon puis Dubet.
1875-1882
Incendies successifs
Incendies successifs
1875-1882 (≈ 1879)
Trois feux sans gravité majeure.
29 octobre 1975
Classement partiel
Classement partiel
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Façades et salons protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; les trois salons ; la salle à manger et le grand vestibule avec son escalier à double révolution (cad. BM 32a) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
| Louis Combes - Architecte départemental |
Dirige les travaux de 1807-1809. |
| Auguste Louis Édouard Bouillon - Architecte du nouvel hôtel |
Plans initiaux (1859-1863). |
| Auguste Dubet - Architecte successeur |
Achève la construction en 1864. |
| Félix Faure - Président de la République |
Reçu en 1895. |
| Raymond Poincaré - Président de la République |
Visite en 1913. |
Origine et histoire
L’hôtel de préfecture de la Dordogne, situé à Périgueux, trouve ses origines dans une succession d’occupations administratives. En 1800, la préfecture s’installe d’abord dans l’ancien palais épiscopal, près de la cathédrale Saint-Front, avant de déménager en 1809 dans les locaux de l’ancien collège des Jésuites, transformé après la vente du bâtiment par la ville au département pour 40 000 francs. Les travaux, dirigés par l’architecte Louis Combes, coûtent 135 000 francs et incluent la démolition de l’église du collège, dont le maître-autel est transféré à la cathédrale. Ce site reste la préfecture jusqu’en 1864, date à laquelle il devient, bien plus tard, le Centre culturel François-Mitterrand.
Entre 1859 et 1864, un nouveau bâtiment est érigé sous la direction initiale de l’architecte départemental Auguste Louis Édouard Bouillon, remplacé en 1863 par Auguste Dubet après son éviction. Le style architectural mêle classicisme et décors intérieurs soignés, comme en témoignent les salons aux plafonds ornés de médaillons et de trompe-l’œil, ou le vestibule aux colonnes toscanes. L’édifice, inauguré en 1864, subit trois incendies entre 1875 et 1882, sans dommages irréversibles. Il accueille par la suite des personnalités comme Félix Faure (1895) et Raymond Poincaré (1913).
La préfecture est partiellement classée aux monuments historiques le 29 octobre 1975 (et non 2025, erreur probable dans la source), protégeant ses façades, toitures, salons, salle à manger et vestibule. Son architecture extérieure se distingue par un avant-corps à trois niveaux, encadré de pilastres et surmonté d’un fronton brisé, tandis que la façade orientale présente deux ordres superposés. Les éléments intérieurs, comme les boiseries néo-Louis XV ou l’escalier à double révolution, reflètent un éclectisme stylistique caractéristique du XIXe siècle.